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08/11/2010

Observatoire des coûts à Nice: Yann Librati (PS) se dérobe!

Dans Nice-Matin, une nouvelle, que nous connaissions déjà, a été publiée, ce lundi 8 novembre 2010: le conseiller municipal, Yann Librati, jette l'éponge en ce qui concerne l'Observatoire des coûts.

C'est sous la forme d'un dialogue questions/réponses que Yann Librati, Conseiller municipal, justifie son comportement. Tout d'abord, il assure qu'un «véritable observatoire des coûts aurait permis d'identifier avec certitude les surcoûts pratiqués» ce qui, selon lui, ne peut être réalisé avec un observatoire des prix.

De ce fait, l'élu socialiste déclare: «Il est hors de question que je continue à m'associer, au sein de l'observatoire, à une démarche qui relève plus d'une simple vérification, dans une logique d'achat que d'une véritable étude comparative des coûts».

Pour ma part, bien que convaincu qu'il faut aller plus dans le sens d'un observatoire des coûts que d'un observatoire des prix, je relève que les propos de Yann Librati dissimulent une certaine mauvaise foi alliée à une incompétence perceptible.

En effet, vouloir créer un observatoire des coûts demande d'abord des capacités et des moyens importants que le contribuable niçois devra acquitter: le progrès n'est pas gratuit n'en déplaise à Yann Librati. Cela demande aussi, un travail pointu dont, à l'évidence, le Conseiller municipal n'avait pas mesuré le niveau. D'ailleurs quand il évoque les surcoûts, il n'explique pas les méthodes qu'il imagine pour les faire apparaître.

Mais, en réalité, ce qui me choque le plus, c'est qu'une préoccupation actuelle, et qui est essentielle (après le succès de la Conférence sur la biodiversité de Nagoya!), n'est à aucun moment évoquée: je veux parler de l'observation des coûts sociaux et environnementaux. Quel lamentable oubli!

Pour terminer, il me semble que, même si l'observatoire des prix manque de transparence, l'on se serait attendu à ce que Yann Librati nous en fasse mieux connaître les procédures en faisant mettre en ligne ses travaux. Dans la foulée, il aurait pu aussi expliquer sa méthodologie de rechange, mais, là encore, c'est le silence car, au fond, ce dossier clairement le dépasse et il a trouvé cette pirouette pour échapper à une responsabilité qu'il avait mal appréciée.

On peut voir dans cette dérobade, un témoignage de plus des contorsions creuses de la «gauche des illusions» que raille François Bayrou.

22/10/2010

Observatoire des prix: un conseiller municipal PS de Nice se désolidarise!

Dans une lettre ouverte, que Nice Premium publie, Yann Librati, conseiller municipal socialiste de Nice, critique l'observatoire des prix que la ville a mis en place dont il se désolidarise. Il se justifie en expliquant qu'il ne correspond pas à l'outil qu’il souhaitait pour Nice: un véritable «observatoire des coûts» afin que la ville paye ses équipements au «juste prix»!

Pour mieux se faire comprendre du Maire de Nice, il se fait pédagogue. C'est assez amusant car, Christian Estrosi étant ministre de l'Industrie, il est censé être versé sur le sujet!

Le professeur Librati prend l'exemple de l'achat d'un logement: «Lorsque vous achetez une maison, vous ne regardez pas uniquement son prix, mais son coût global: les charges individuelles et collectives, les ravalements de façades prévus ou à prévoir, son entretien, la question du stationnement et la présence d’un garage, etc.». En résumé, dit-il, «le prix d’un produit est le montant réglé à un instant «T», alors que son coût comprend l’ensemble du cycle de vie du produit: de la conception de l’achat, l’achat lui-même, mais aussi l’usage du produit (la satisfaction donnée), jusqu’au recyclage éventuel du produit».

Il poursuit son explication en remarquant, en particulier que les avenants de contrats «qui, parfois, représentent plusieurs millions d’euros»  plombent la facture comme dans le cas «du chantier de l’hôpital Pasteur II (dont Christian Estrosi est le président du Conseil d’Administration) qui, après avoir augmenté de 57 millions d’euros, augmente aujourd’hui encore de 10 millions d’euros». Yann Librati dénonce donc, un système où la volonté politique manque pour lutter contre ces surcoûts que le contribuable niçois doit acquitter.

Si on ne peut que reconnaître la pertinence de ces observations, il faut noter que Yann Librati n'a, cependant, pas signalé un argument supplémentaire fondamental pour que la ville ne se prive plus d'un véritable «Observatoire des coûts»: c'est la détection des externalités négatives environnementales!

Toute la démonstration du conseiller municipal PS peut être élargie, sans problème, en considérant que le coût véritable d'une action va de sa production à ses effets collatéraux, ce qui comprend bien entendu, le traitement des déchets de consommation et les pollutions associées.

L'avenir de notre réponse à l'enjeu écologique à Nice dépend donc, de la mise en place de cet outil adapté. Il s'agit là, à l'évidence, de l'établissement d'une politique de vérité respectueuse du bien-être futur des habitants et, bien entendu, pas d'une communication relativement creuse pour mieux les manipuler dans un but électoraliste.