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17/11/2010

Christian Estrosi et l'économie: la confession à Nice-Matin d'un élu en perdition conceptuelle!

Qu'est-ce que l'économie pour Christian Estrosi? Finalement, c'est, apparemment, un mot qui ne lui dit pas grand chose, si l'on en croit un entretien qu'il vient d'accorder à Nice-Matin, et c'est complètement effarant de la part d'un homme qui a été ministre de l'Industrie!

Les propos sont tellement surréalistes que je cite le passage intégralement!

«Il y a un mois et demi, le Président m’a demandé une note sur l’évolution du ministère de l’Industrie. On parlait déjà de remaniement. Mais là n’était pas le sujet. Ma note au Président fut claire : après avoir démontré que le politique pouvait agir sur l’industrie, il me paraissait nécessaire de franchir un cap supplémentaire. À savoir de constituer un ministère indépendant de celui de l’Économie auquel, de surcroît, on donnerait la compétence de l’énergie, du spatial, de l’aéronautique et de la recherche. On a un peu tenu compte de mes recommandations en ajoutant l’énergie au ministère. Mais manifestement, compte tenu des difficultés du Président, de cet organigramme gouvernemental resserré, de la répartition des ministères régaliens, du retour de Juppé et de Xavier Bertrand, ça ne laissait pas de place pour aller au bout de cette réflexion que le Président partage avec moi, mais qui n’entrait pas dans le schéma de ce remaniement. C’est ainsi. Or à chaque étape de ma carrière politique, j’ai franchi un palier.»

Dans quel mirage mental plane l'ex-ministre niçois? Vouloir enlever au ministère de l'économie tout ce qui fait sa substance est une idée stupéfiante. On en vient à s'interroger vraiment sur ce que Christian Estrosi sait de l'économie! Je dois dire, pour ma part, que j'ai été catastrophé à la lecture de ces propos tenus par un élu qui apparaît en perdition conceptuelle préoccupante.

12/11/2010

Retours sur la visite du président Hu Jintao à Nice: en matière «d'ordre touristique», Pékin a fait école!

Dans les rues de Nice, le tourisme était à l'honneur pendant la visite du Président de la République de Chine, comme sur la place Tien An Men aujourd'hui. Certes, l'hebdomadaire, Le Petit Niçois, qui s'est informé, jouant ainsi, les empêcheurs de tourner en rond, signale qu'une cinquantaine de personnes ont manifesté pour les droits de l’Homme en Chine, le vendredi 5 novembre, à Nice. Se fondant, sur des informations de l'Express;fr, il avance même que «deux personnes au moins ont été interpellées».

Plus précisément, «une commerçante du vieux Nice, qui avait déployé sur sa devanture un drapeau tibétain a été brièvement interpellée par la police et a dû retirer son drapeau, a raconté à l’AFP la propriétaire de cette boutique de vêtements, qui a souhaité rester anonyme».

Revenant aussi sur cette visite, les socialistes du site Nice Massena, permettent aux internautes de voir et revoir la scène de l'arrestation d'un homme qui a crié “Tibet libre” lors de la visite de président chinois: une façon de prouver qu'à Nice, pour «les droits fondamentaux comme la liberté d’expression», on s'aligne sur Pékin!

Finalement c'est, peut-être, ces éléments qui ont donné l'idée au président Nicolas Sarkozy, au détour d'une conversation, de parler «droits de l'homme» au président Hu Jintao! Encore qu'on ne sait pas si ce n'est pas pour se faire féliciter par son interlocuteur pour l'application par la France, à Nice, de la doctrine chinoise de «la supériorité de l'ordre touristique sur l'expression démocratique»

06/11/2010

Après la visite officielle du président Hu Jintao sur la Côte d'Azur, les démocrates ne doivent pas renoncer à agir pour le respect des droits de l'homme en Chine!

Lors visite du président de la République Populaire de Chine sur la Côte d'Azur, qui s'est continuée samedi matin 6 novembre 2010, les deux délégations ont paru évacuer discrètement, le problème lié au non-respect de la démocratie en Chine.

Comme le rapporte Nice-Matin, «le leitmotiv de ces entretiens bilatéraux semble avoir été "comment faire pour que le prochain G20 de Séoul soit une vraie réussite?"» et «la France qui présidera la rencontre des chefs d'État les 11 et 12 novembre prochains, entendait bien s'assurer le soutien de la première puissance économique de la planète, concernant notamment les questions monétaires.» L'attitude de Nicolas Sarkozy semble donc, se justifier parce qu'il souhaite «réformer le système monétaire international pour une plus grande stabilité économique et financière».

Nice-Matin s'interroge tout de même: «le sort de Liu Xiaobo, le prix Nobel de la Paix qui purge actuellement une peine de onze ans de prison pour délit d'opinion était-il à l'ordre du jour de ces entretiens bilatéraux ?» A cette question du côté de l'Élysée, on affirmait «qu'il n'y a eu aucun tabou entre les deux présidents» et il paraît que «tous» les sujets auraient été abordés, «sans plus de précision sur la teneur des discussions qui se sont déroulées hier après-midi, à la villa Masséna». C'est donc, le "silence-radio" qui englobe donc, aussi, l'attitude de la Chine au Tibet.

Dans le contexte de cette visite officielle, on ne peut être que choqué, aussi, qu'au moment où on dissimule les propos tenus dans le cadre d'une réception à l'apparence cordiale, la République Populaire de Chine envoie une mise en garde à des pays contre une participation à la cérémonie de remise du Nobel de la paix attribué au dissident chinois Liu Xiaobo.

Il résulte de cette situation qu'il est important que les démocrates continuent à manifester avec détermination afin que la Chine respecte les droits de l'homme dans la vie courante.