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16/02/2013

Ma chronologie-hebdo20130216

  "La démocratie produit un mouvement dirigé vers le bien-être de chacun." (Robert Brugerolles)

 

 

Chers amis démocrates,

 

Cette semaine, le cap des 2000 billets a été dépassé sur la page de veille du Mouvement démocrate des Alpes-Maritimes. Voici donc, mon compte-rendu hebdomadaire des actualités politiques qui y ont été reprises.

Tout d'abord, alors que François Hollande tentait, vendredi 8 février au soir, de convaincre qu'il avait tenu à Bruxelles ses grands objectifs en faveur de la croissance et de la politique agricole en dépit d'un budget d'austérité imposé par les Britanniques et les Allemands, on peut rappeler que Robert Rochefort, au micro de RFI, le matin du même vendredi, a eu des propos très durs envers M. Cameron. En outre, en direction du président de la République française, il avait considéré qu'il ne devait pas «être prisonnier du chantage qui s'exerce entre M. Cameron et Mme Merkel, mais s'appuyer sur M. Monti et d'autres de nos partenaires».

Dimanche 10 février, invité sur Radio J, François Bayrou a estimé que l'accord budgétaire, trouvé par les dirigeants européens cette semaine, était «une déception à l'égard d'une Europe dont le budget traduit le manque d'ambition». Le président du MoDem compte, en conséquence, sur le Parlement européen pour qu'il dise «non, c'est insuffisant».

A propos de l'intervention au Mali qu'il a soutenue, il a déclaré: «on voit que notre siège au Conseil de sécurité des Nations unies est justifié».

En ce qui concerne les produits contenant de la viande de cheval, il juge que ce «n'est pas un scandale alimentaire, mais une escroquerie»: «Il y a donc les questions de cette escroquerie, des cadeaux de cette escroquerie, de la traçabilité et de la loi du produit toujours le moins cher qui fait que la qualité passe tout à fait au deuxième plan», a-t-il déploré.

Lundi, François Bayrou a salué le geste du pape Benoît XVI, qui a annoncé sa renonciation au trône de Saint-Pierre: «La haute conception des responsabilités de cette charge immense et souvent brutalement controversée que cette décision suppose, ne peut que renforcer aux yeux de tous l'attachement que les catholiques ont pour la haute figure de cet homme», a-t-il déclaré, estimant que «c'est un geste responsable, très courageux, qui va ouvrir une nouvelle époque de la vie de l’Église».

Invité ensuite, sur Public Sénat et Radio Classique, François Bayrou a répété qu'il aurait voté contre la loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe: «Je n'aurais pas voté ce texte», car, a-t-il expliqué, «le statut d'union que j'ai proposé depuis de longues années était le moyen de réconcilier et de trouver à la fois la reconnaissance et les droits». Il a cependant souligné «que la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, a gagné des points», ce qui «fait plaisir car elle a été très moquée quand elle a été choisie».

Mardi 12 février sur Europe 1, alors que les enseignants faisaient grève, François Bayrou a conseillé à Vincent Peillon de «changer d'approche». En ce qui concerne le dernier rapport de la Cour des comptes, le président du MoDem a déploré que «pour l’instant, on ne voit aucune réalisation pratique et concrète» de soutien à la production.

D'autre part, pour la sortie de la 56e édition de l’enquête semestrielle de conjoncture, Oséo, qui présente les résultats par région en analysant cinq principaux indicateurs (activité, emploi, trésorerie, rentabilité, investissement) se fait l'écho de craintes d'un net repli en 2013 pour la région PACA.

Du côté de la province, pendant 3 jours (les jeudi 14, vendredi 15 et samedi 16 février), Nice est une sorte de nouveau Davos. Elle devient, en effet, la capitale de l'analyse des rapports entre «Argent et éthique». Organisateur de ce colloque, l’hebdomadaire Marianne est parvenu à réunir cette semaine au CUM un nombre considérable de personnalités qui vont animer une série de 28 débats.

Parmi les participants, on peut citer: Manuel Valls, Alain Juppé, Fleur Pellerin, Jean-Luc Bennahmias, Jean-Pierre Jouyet, Jean Peyrelevade, Michel Onfray, Jean-François Kahn, Gérard Longuet, Eric de Montgolfier... «Le monde de la finance est-il soluble dans la démocratie ?», «Le corps est-il une marchandise comme une autre ?» ou encore «Dieu aime-t-il les banques ?».

Toujours à propos de Nice, Nice-Matin annonce que Claude Raybaud, un auteur régional sympathisant de UMP, se lance dans la bataille des municipales. Selon le journal, il veut conduire une liste citoyenne centriste afin de peser dans le débat démocratique: elle va défendre l'idée d'un bus-tram pour la capitale azuréenne.

La crédibilité de cette candidature reste encore à vérifier mais on peut noter que son "co-pilote" André Dettori, architecte d'intérieur, et créateur du collectif des comités de quartier, a indiqué que la liste serait "ouverte à tous, sauf aux extrêmes".

Par ailleurs, mercredi 13 février, au moment où une réunion des ministres concernés par l'affaire des plats préparés à la viande de cheval s'est ouverte à Bruxelles, Marielle de Sarnez a formulé une série de mesures, souhaitables au niveau de l'Europe, en vue de parvenir à «un meilleur étiquetage, des contrôles renforcés, des sanctions adéquates, un mécanisme d'alerte coordonné et la mise en place d'un système plus éthique».

Pour sa part, Jean-Jacques Jégou, Maire du Plessis-Trévise et ancien vice-président de la Commission des finances au Sénat, demande au gouvernement d'entendre «les recommandations de la Cour des comptes» et de faire preuve de courage en matière budgétaire, en lui soumettant une série de mesures concrètes permettant de «dégager à court terme 30 milliards d'euros d'économies».

Le deux-millième billet du site de veille concernait l'entretien que François Bayrou a accordé à Ruth Elkrief sur BFM TV, mercredi 13 février 2013. A cette occasion, il a exhorté le gouvernement à «passer un cran au dessus dans sa politique économique». Relevant que «pour l'instant, les choix ont été annoncé mais n'ont pas été faits», il souligne que «le principal problème est que François Hollande n'a pas la majorité pour mener cette politique de redressement» et qu'il faut s'attendre à «des turbulences très grandes dans la majorité sur ce sujet».

Je termine cette présentation sur une actualité mondiale: ces vendredi et samedi à Moscou, les membres du G20 se réunissent pour se pencher sur la situation économique internationale. Il semble que la faiblesse de la reprise de l'économie mondiale, plombée par la zone euro, sera examinée avec l'espoir d'écarter la menace d'une «guerre des monnaies» ravivée par le récent virage japonais.

Cependant, il faut souligner que, dans ce contexte, le Fonds monétaire international (FMI) juge «exagérées» les craintes et que Mario Draghi, le président de la BCE, cité par l'agence financière Dow Jones Newswires, a dénoncé les bavardages sur la guerre des monnaies qui sont «soit inappropriés, soit sans intérêt, dans tous les cas contre-productifs». Nous en apprendrons beaucoup plus très bientôt.

Très belle semaine à tous!

Amitiés démocrates

                                     Robert Brugerolles

 

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