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07/04/2011

Agenda 21 NCA 2011-2016: 50 mesures dont on souhaite qu'elles puissent devenir consistantes!

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Dans le cadre de la présentation de l'Agenda 21 NCA 2011-2016, ce mercredi 6 avril 2011, Tahar Saiah, Vice-président de l'Université Nice - Sophia Antipolis, présente, trop brièvement, le projet de l'IMREED (Institut méditerranéen du risque, de l'environnement et du développement durable) /

Photo Robert Brugerolles

Ce mercredi 6 avril 2011, a eu lieu, au Théâtre de la photographie et de l'image (le bien nommé!), la présentation des "50 mesures" de l'agenda 21 (2ème génération!) de Nice Côte d’Azur (2011-2016). Dans une salle remplie en grande partie par des personnels institutionnels et des entreprises partenaires, Véronique Paquis, adjointe au Maire en charge de la recherche et du développement durable a présenté une démarche «qui prend en compte les dimensions sociales, économiques et environnementales».

Trois tables rondes sur, respectivement, l'insertion professionnelle, la mobilité durable et la croissance verte ont suivi cette introduction. Pour terminer, Véronique Paquis a souligné que le même jour «Nathalie Kosciusko-Morizet avait dressé la liste des types de véhicules qui pourraient ne plus avoir droit de cité dans les huit centres-villes d'agglomérations françaises volontaires» dont Nice pour expérimenter des zones réglementées à partir de 2012.

Aujourd'hui, nous sommes au tout début de cet agenda deuxième génération. Donc, alors que la bonne volonté de la Communauté urbaine niçoise est clairement affichée, on peut se demander ce qu'il en sera concrètement de ce plan dans cinq ans. En effet, s'il y a un désir d'expérimentation et de tests dans ces 50 mesures, il semble surtout qu'on cherche à surfer sur une tendance qui semble séduire l'électeur en vue de rester dans le politiquement correct sans que l'efficacité des conditions d'application soit toujours convaincante.

Ainsi, par exemple, monsieur Tahar Saiah, Vice-président de l'université de Nice-Sophia Antipolis, qui intervenait dans la dernière table ronde, a attiré l'attention sur l'Institut méditéranéen du risque de l'environnement et du développement durable (IMREED) qui apparaît, cependant, pour l'instant, comme une coquille assez vide. Cet institut, sera-t-il vraiment ambitieux pour avoir un intérêt mondial avec une intégration de laboratoires du CNRS? On en doute encore car monsieur Saiah n'a pas vraiment cherché à s'exprimer longuement si bien qu'on reste sur l'impression qu'on est dans les balbutiements d'un projet encore noyé dans le brouillard.

Pour cela et pour le reste, on se trouve essentiellement dans la préparation d'un effet d'annonce car, dans la réalité, ce qui est exprimé c'est une certaine maladresse conceptuelle avec une déficience au niveau des évaluations: ainsi, les opérations visant à contribuer "à l'amélioration de la qualité de l'environnement par la connaissance" sont numérotées 43ème et 44ème mesures, presque tout à la fin, alors que ce sont des outils incontournables. De plus, pour les autres grands domaines, comme au chapitre III (la "Cohésion sociale et solidarité entre territoires et génération"), les instruments de cette évaluation ne sont même pas pensés: c'est tout dire!

Attention donc, de ne pas «remuer surtout de l'air» pour exploiter de la communication gratifiante pour les élus mais sans bénéfice réel décisif pour les habitants!

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