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27/02/2011

Muséum d'Histoire Naturelle: sacrifié, «en priorité», par le Maire de Nice pour un coûteux Musée imaginaire du Sport!

 

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Une des devantures du Muséum d'Histoire Naturelle de Nice, le samedi 26 février 2011 /

Photo Robert Brugerolles

 

Le Muséum d'Histoire Naturelle de Nice, riche d’un patrimoine de plus d’un million de spécimens, est actuellement sacrifié pour des projets plus clinquants.

Admiratif des postures «bling-bling», le Maire de Nice, ne semble pas, en priorité, intéressé par des investissements à long terme pour une science qui ne lui rapporteraient rien en terme de reconnaissance médiatique sur le court terme. C'est ainsi que Christian Estrosi préfère dépenser l'argent du contribuable dans des projets peu compatibles avec le "plan sciences" pour le primaire et le secondaire (présenté par le ministre Luc Chatel le 31 janvier 2011) dont l'objectif est de raviver l'intérêt pour les disciplines scientifiques et améliorer les performances des élèves en sciences et en mathématiques.

Pourtant, le Muséum est une entreprise exemplaire dans l'Histoire locale qui exige une suite à la hauteur des efforts déployés par les pionniers qui l'ont bâtie. En effet, c'est «sous l’influence du scientifique, Antoine Risso (1777-1845), chef de file de l’Ecole Naturaliste niçoise», que le Muséum d’Histoire Naturelle «fut le premier Musée municipal de la Ville de Nice: il ouvrit ses portes au public en 1846». Il fut d'abord installé dans la vieille Ville, Place Saint François et «considéré à l’époque comme un des plus intéressants d’Europe pour la richesse de ses collections». Celles-ci rassemblées par Jean-Baptiste Vérany (1800-1865) ont rejoints celles de Jean-Baptiste Barla (1817-1896) en 1863 sur l'emplacement de l'actuel Musée. Le tout (avec la bibliothèque) fut légué à la ville en 1896. Depuis l'enrichissement des collections et de la documentation a été considérable, couvrant non seulement des territoires méditerranéens mais aussi de l'Amérique du Sud, de l'Afrique et de Madagascar.

Christian Estrosi, lui, est plus séduit par les jeux dépensiers du sport que par le modèle pédagogique que constitue ce Muséum à une époque, pourtant, où le développement durable et les stratégies en terme de défense de la biodiversité sont essentielles. Il préfère donc, persister à défendre l’installation à Saint-isidore du Musée national du sport , «considéré comme "musée imaginaire" par la Cour des comptes» dans son rapport sur l'année 2010, «pour qualifier l'existence parisienne erratique de l'établissement depuis sa création en 1963». Le déménagement de cet l’établissement public «qui doit quitter Paris pour Nice en 2013 à l'occasion de la livraison de l'Olympic Nice Stadium dans la plaine du Var», sera «de l'ordre de 5 millions d'euros».

On voit ici que la disproportion budgétaire est flagrante: «en un peu plus d'un an, jusqu'en septembre 2009, note la Cour des comptes, «la vitrine (au ministère des Sports, NDLR) n'a accueilli que 11 173 visiteurs, soit moins de cinquante en moyenne par jour. Les recettes issues de la billetterie n'ont représenté (...) que 22 758,83 euros», somme qu'il faut rapprocher du budget annuel du musée, qui «s'élève à environ 0,9 million d'euros». Voilà dans quoi le député-maire de Nice veut engager les Niçois malgré les mises en garde de la Cour des Comptes.

C'est vraiment le cauchemar quand on sait que le Musée d'Histoire Naturelle de Nice, un des rares fleurons scientifiques du département, est laissé sans soutien substantiel alors que son déménagement est urgent et que son potentiel au niveau de la recherche et de la pédagogie est immense.

Pour vraiment sortir ce Musée de son trou, le Maire de Nice ne pourrait-il pas plutôt se tourner vers son adjointe Véronique Paquis pour qu'elle s'emploie à trouver les moyens d'étoffer l'équipe du projet muséographique du Muséum en y intégrant des experts susceptibles de lui donner le niveau que méritent les Niçois.

Ce qu'il fait quand il s'agit d'un «projet sportif», pourquoi ne le ferait-il pas pour le projet scientifique du Muséum d'Histoire Naturelle?

22/02/2011

États généraux 2011 de la Région PACA: attention à un ultra-libéralisme de forme qui resterait sourd aux propositions!

 

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Pour Michel Vauzelle, présent à Nice Acropolis le mercredi 16 février 2011, le meilleur rempart face à la mondialisation, c'est «la démocratie française telle que nous souhaitons la conserver ou la reconstruire»

/ Photo Robert Brugerolles

Il faudra attendre le forum de clôture prévu au mois de mai à l'hôtel de Région à Marseille, pour faire le bilan définitif de ces États généraux 2011 de la Région PACA sur la «démocratie sociale».

Pour l'instant, j'ai été surpris par la posture ultra-libérale des organisateurs et de Michel Vauzelle, en particulier, en matière de démocratie sociale. A Nice Acropolis, mercredi 16 février 2011, dans sa présentation initiale, Nathalie Lefèbvre, vice-présidente déléguée aux services publics et à la démocratie de proximité, avait essentiellement restreint sa présentation au fait qu'il s'agissait de mieux informer les citoyens sur l'existence de l'instance participative.

Aucune méthode forte n'a été mise en avant pour parvenir à l'objectif de «relever ensemble des défis d'ordre économique, social et écologique» sinon d'attendre que des initiatives citoyennes soient prises dans le cadre des «Fabriques de la démocratie» qui doivent naître «de mars à mai sur tout le territoire régional». Michel Vauzelle a, par exemple, posé la question: «Face à la mondialisation que faire?». Sa réponse ne va pas plus loin qu'affirmer que le meilleur rempart à ce qui peut apparaître comme une menace, c'est «la démocratie française telle que nous souhaitons la conserver ou la reconstruire».

Ainsi, on compte sur les individus pour produire des idées dans un cadre associatif sans véritablement chercher à les informer et à les former aux outils qui leur permettraient d'avancer vraiment dans le domaine de la démocratie sociale. Voilà bien un visage surprenant d'un l'ultralibéralisme inattendu dans la bouche des dirigeants du Conseil régional PACA.

De son coté, Patrick Allemand raconte à sa manière cette soirée: «Salle bien remplie hier soir à Acropolis, 230 participants à l’étape AM des états généraux de la démocratie, voulus par Michel Vauzelle...»! Il s'agissait, à l'en croire, de réaliser en quelque sorte un catalogue dans lequel «de nombreux exemples de conflits sociaux ont été évoqués».

Un peu sourd, il a omis, par exemple, d'évoquer mon intervention relative à la nécessité de la meilleure information possible sur les coûts sociaux et environnementaux dans le cadre des décisions à prendre. Me référant au célèbre «Penser global, agir local», j'ai demandé qu'on travaille à mettre en place les instruments qui permettraient aux citoyens de connaître les «coûts sociaux et environnementaux» des projets d'intérêt général. Le public m'a bien écouté quand j'ai demandé aux organisateurs ce qu'ils comptaient faire dans ce domaine et j'ai été très touché par les applaudissements saluant la fin de mon intervention.

Mais, dans ce Forum, Patrick Allemand avait la tête ailleurs: il n'a voulu retenir que la liberté d'expression, en vue de son instrumentalisation dans le cadre des élections cantonales de mars, comme sa conclusion le démontre: «C’est maintenant à nous de nous saisir de cette démarche pour prolonger cette impulsion et parvenir à donner la parole aux citoyens, à ceux qui ne la prennent jamais, au delà des syndicats et du monde associatif».

Selon lui, en fait, on a parlé pour dire qu'il faut qu'on parle: il n'y a décidément rien de bien constructif pour l'avenir dans la vision du Vice-président de la Région PACA!

Est-on véritablement dans une démocratie qui fonctionne quand on demande aux gens de s'exprimer mais qu'on ne les entend pas?

14/02/2011

États Généraux de la Région PACA à Nice Acropolis: pourquoi le déficit de démocratie sociale?

 

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C'est à Acropolis que se tiendront, ce mercredi 16 février 2011, les Etats généraux de la Région PACA /

Photo Robert Brugerolles


Suivant le souhait de Michel Vauzelle, des États Généraux de la Région consacrés à la démocratie, se tiennent depuis le 10 février et jusqu'au 17 février, dans les métropoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec, en particulier, à Nice Acropolis, le mercredi 16 février 2011 à 18 heures, une réunion sur le thème «Quelle démocratie sociale?».

L'espoir du Conseil régional est de «contribuer à créer un mouvement collectif qui favorise l’expression de nouvelles formes de participation citoyenne». Plus précisément, il s'agit de répondre à la nécessité d'inventer «un nouveau mode de développement fondé sur un fonctionnement démocratique qui permette de retrouver les fondements du pacte républicain».

Si l'ambition est légitime, les moyens mis en oeuvre pour y parvenir ne semblent pas au niveau de la déclaration d'intention: en effet, si «la résistance à la crise passe par la capacité collective à mobiliser toutes les richesses humaines par la créativité et la volonté de créer un véritable dialogue social à tous les niveaux décisionnels», les outils utilisés me laissent dubitatif. L'opération présentée sur le site www.acteurdemaregion.fr, semble essentiellement publicitaire et peu constructive. Les résultats d'une «grande enquête Ipsos» y sont annoncés mais quand on lit ces données, on perçoit que les questions n'ont pas été posées pour faire bouger les choses mais «pour noyer le citoyen-poisson» de bonne volonté.

En fait, on a même le sentiment que ces États Généraux sont une ruse des élus de la majorité de la Région PACA pour rencontrer des électeurs à veille des élections cantonales de 2011.

Tout cela semble donc, au premier abord peu enthousiasmant. Cependant, ceux qui défendent l'idéal démocratique ne doivent pas baisser les bras et je les encourage à venir essayer de tirer vers le haut cette opération bien mal engagée. Le bon chemin pour avancer peut, même, être découvert dans le sondage Ipsos si l'on fait beaucoup d'efforts pour en tirer quelque chose.

En premier lieu, 61% des sondés se considèrent comme plutôt mal et très mal informé de ce que fait la Région PACA dans le domaine de la démocratie participative. Il y a donc, à l'évidence, un déficit de ce coté! Cette remarque est renforcée par le fait que parmi les raisons qui poussent ou pousseraient les sondés à ne pas participer à ce type de réunion, la complication des thèmes abordés recueille 31% de suffrages. Enfin, quand on demande aux personnes interrogées de choisir des mesures efficaces pour rapprocher le fonctionnement du pouvoir des citoyens, elles citent l'utilisation plus importante des réseaux sociaux et sites internet pour plus d'interactivité à 31%!

Il résulte de tout cela que si l'on veut établir une vraie démocratie sociale, il faut, de manière urgente, commencer par établir une réelle démocratie de la connaissance en s'adressant à tous par l'éducation et par la transparence de l'information. Actuellement, on en est très loin! Comment respecter la dignité du citoyen si on ne l'informe pas correctement? Comment peut-il décider démocratiquement en pleine conscience s'il n'a pas les éléments de base pour se faire une opinion de qualité?

C'est cette exigence fondamentale qui m'a amené à poser directement la question suivante aux organisateurs:

«Pour réaliser une vraie démocratie sociale, les citoyens chargés de décider par des votes des mesures à prendre doivent être parfaitement informés des coûts sociaux et environnementaux des différentes solutions qui leur sont proposées.

Que comptez-vous faire pour qu'en pratique les conditions de cette véritable démocratie participative éclairée soient mises en oeuvre sans que l'on reste au niveau de la simple démagogie électoraliste?»

Souhaitons que ma démarche ne reste pas lettre morte car sinon l'intérêt général aurait encore à en souffrir!

07/02/2011

Cantonales 2011 à Nice: Patrice Benoit tombe le masque!

 

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Les participants de la réunion du samedi 22 janvier 2011 du MoDem 06 à Théoule /

Photo Serge Haupaix

Le Masque est tombé! Patrice Benoit confirme que c'est bien lui qui se trouvait sur la liste de Jean-Claude Martinez aux élections régionales de 2010 dans le Languedoc-Roussillon: «j’en appelle au bons sens des électeurs démocrates qui pourront se faire un jugement sur mes valeurs et leur adéquation par rapport à celles défendues par le MoDem en consultant la profession de foi de ma candidature sur la liste Martinez » déclare-t-il.

Il ressort, à la lecture de ce texte, que le programme de cette «liste apolitique mais politiquement marqué à l’extrême droite» était, en fait, totalement démagogique et éloigné du programme de la Gauche Autrement auquel il s'est référé à certains moments.

En bref, il est extrêmement regrettable que Patrice Benoit ait, dans un premier temps, obtenu l'investiture du MoDem en se référant aux valeurs de Jean-François Knecht (ancien conseiller général PS du 11ème canton) et qu'il ait cru subtil de passer sous silence sa participation récente aux élections régionales comme tête de liste dans l'Aude.

Il a, de la sorte, abusé de la confiance des membres du Conseil départemental du MoDem 06 et de son président, Fabien Bénard.

Ceci dit, il annonce sans rire: je vais écrire «au Président François Bayrou pour lui expliquer ma démarche et l’appeler à fonder une «Maison de la Vie» du type des coalitions à l’italienne pour enfin donner corps à son «projet humaniste» et présenter une «voie nouvelle» avec tous ceux qui se situeraient sur ce créneau pour les élections présidentielle et législatives de l’an prochain».

En réalité, à la suite de la lamentable opération qu'il a effectuée, il aurait été souhaitable de sa part qu'il exprime des excuses au président du MoDem 06 et aux participants de la rencontre de Théoule du samedi 22 janvier 2011 au sujet des omissions, qu'il a pratiquées, si préjudiciables à l'expression de la vérité si chère à François Bayrou et au MoDem. Ce deuxième «gros oubli» démontre d'une manière assez radicale le peu de cas que Patrice Benoit fait d'un juste respect des gens auxquels il s'adresse.