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22/02/2011

États généraux 2011 de la Région PACA: attention à un ultra-libéralisme de forme qui resterait sourd aux propositions!

 

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Pour Michel Vauzelle, présent à Nice Acropolis le mercredi 16 février 2011, le meilleur rempart face à la mondialisation, c'est «la démocratie française telle que nous souhaitons la conserver ou la reconstruire»

/ Photo Robert Brugerolles

Il faudra attendre le forum de clôture prévu au mois de mai à l'hôtel de Région à Marseille, pour faire le bilan définitif de ces États généraux 2011 de la Région PACA sur la «démocratie sociale».

Pour l'instant, j'ai été surpris par la posture ultra-libérale des organisateurs et de Michel Vauzelle, en particulier, en matière de démocratie sociale. A Nice Acropolis, mercredi 16 février 2011, dans sa présentation initiale, Nathalie Lefèbvre, vice-présidente déléguée aux services publics et à la démocratie de proximité, avait essentiellement restreint sa présentation au fait qu'il s'agissait de mieux informer les citoyens sur l'existence de l'instance participative.

Aucune méthode forte n'a été mise en avant pour parvenir à l'objectif de «relever ensemble des défis d'ordre économique, social et écologique» sinon d'attendre que des initiatives citoyennes soient prises dans le cadre des «Fabriques de la démocratie» qui doivent naître «de mars à mai sur tout le territoire régional». Michel Vauzelle a, par exemple, posé la question: «Face à la mondialisation que faire?». Sa réponse ne va pas plus loin qu'affirmer que le meilleur rempart à ce qui peut apparaître comme une menace, c'est «la démocratie française telle que nous souhaitons la conserver ou la reconstruire».

Ainsi, on compte sur les individus pour produire des idées dans un cadre associatif sans véritablement chercher à les informer et à les former aux outils qui leur permettraient d'avancer vraiment dans le domaine de la démocratie sociale. Voilà bien un visage surprenant d'un l'ultralibéralisme inattendu dans la bouche des dirigeants du Conseil régional PACA.

De son coté, Patrick Allemand raconte à sa manière cette soirée: «Salle bien remplie hier soir à Acropolis, 230 participants à l’étape AM des états généraux de la démocratie, voulus par Michel Vauzelle...»! Il s'agissait, à l'en croire, de réaliser en quelque sorte un catalogue dans lequel «de nombreux exemples de conflits sociaux ont été évoqués».

Un peu sourd, il a omis, par exemple, d'évoquer mon intervention relative à la nécessité de la meilleure information possible sur les coûts sociaux et environnementaux dans le cadre des décisions à prendre. Me référant au célèbre «Penser global, agir local», j'ai demandé qu'on travaille à mettre en place les instruments qui permettraient aux citoyens de connaître les «coûts sociaux et environnementaux» des projets d'intérêt général. Le public m'a bien écouté quand j'ai demandé aux organisateurs ce qu'ils comptaient faire dans ce domaine et j'ai été très touché par les applaudissements saluant la fin de mon intervention.

Mais, dans ce Forum, Patrick Allemand avait la tête ailleurs: il n'a voulu retenir que la liberté d'expression, en vue de son instrumentalisation dans le cadre des élections cantonales de mars, comme sa conclusion le démontre: «C’est maintenant à nous de nous saisir de cette démarche pour prolonger cette impulsion et parvenir à donner la parole aux citoyens, à ceux qui ne la prennent jamais, au delà des syndicats et du monde associatif».

Selon lui, en fait, on a parlé pour dire qu'il faut qu'on parle: il n'y a décidément rien de bien constructif pour l'avenir dans la vision du Vice-président de la Région PACA!

Est-on véritablement dans une démocratie qui fonctionne quand on demande aux gens de s'exprimer mais qu'on ne les entend pas?

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