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14/02/2011

États Généraux de la Région PACA à Nice Acropolis: pourquoi le déficit de démocratie sociale?

 

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C'est à Acropolis que se tiendront, ce mercredi 16 février 2011, les Etats généraux de la Région PACA /

Photo Robert Brugerolles


Suivant le souhait de Michel Vauzelle, des États Généraux de la Région consacrés à la démocratie, se tiennent depuis le 10 février et jusqu'au 17 février, dans les métropoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec, en particulier, à Nice Acropolis, le mercredi 16 février 2011 à 18 heures, une réunion sur le thème «Quelle démocratie sociale?».

L'espoir du Conseil régional est de «contribuer à créer un mouvement collectif qui favorise l’expression de nouvelles formes de participation citoyenne». Plus précisément, il s'agit de répondre à la nécessité d'inventer «un nouveau mode de développement fondé sur un fonctionnement démocratique qui permette de retrouver les fondements du pacte républicain».

Si l'ambition est légitime, les moyens mis en oeuvre pour y parvenir ne semblent pas au niveau de la déclaration d'intention: en effet, si «la résistance à la crise passe par la capacité collective à mobiliser toutes les richesses humaines par la créativité et la volonté de créer un véritable dialogue social à tous les niveaux décisionnels», les outils utilisés me laissent dubitatif. L'opération présentée sur le site www.acteurdemaregion.fr, semble essentiellement publicitaire et peu constructive. Les résultats d'une «grande enquête Ipsos» y sont annoncés mais quand on lit ces données, on perçoit que les questions n'ont pas été posées pour faire bouger les choses mais «pour noyer le citoyen-poisson» de bonne volonté.

En fait, on a même le sentiment que ces États Généraux sont une ruse des élus de la majorité de la Région PACA pour rencontrer des électeurs à veille des élections cantonales de 2011.

Tout cela semble donc, au premier abord peu enthousiasmant. Cependant, ceux qui défendent l'idéal démocratique ne doivent pas baisser les bras et je les encourage à venir essayer de tirer vers le haut cette opération bien mal engagée. Le bon chemin pour avancer peut, même, être découvert dans le sondage Ipsos si l'on fait beaucoup d'efforts pour en tirer quelque chose.

En premier lieu, 61% des sondés se considèrent comme plutôt mal et très mal informé de ce que fait la Région PACA dans le domaine de la démocratie participative. Il y a donc, à l'évidence, un déficit de ce coté! Cette remarque est renforcée par le fait que parmi les raisons qui poussent ou pousseraient les sondés à ne pas participer à ce type de réunion, la complication des thèmes abordés recueille 31% de suffrages. Enfin, quand on demande aux personnes interrogées de choisir des mesures efficaces pour rapprocher le fonctionnement du pouvoir des citoyens, elles citent l'utilisation plus importante des réseaux sociaux et sites internet pour plus d'interactivité à 31%!

Il résulte de tout cela que si l'on veut établir une vraie démocratie sociale, il faut, de manière urgente, commencer par établir une réelle démocratie de la connaissance en s'adressant à tous par l'éducation et par la transparence de l'information. Actuellement, on en est très loin! Comment respecter la dignité du citoyen si on ne l'informe pas correctement? Comment peut-il décider démocratiquement en pleine conscience s'il n'a pas les éléments de base pour se faire une opinion de qualité?

C'est cette exigence fondamentale qui m'a amené à poser directement la question suivante aux organisateurs:

«Pour réaliser une vraie démocratie sociale, les citoyens chargés de décider par des votes des mesures à prendre doivent être parfaitement informés des coûts sociaux et environnementaux des différentes solutions qui leur sont proposées.

Que comptez-vous faire pour qu'en pratique les conditions de cette véritable démocratie participative éclairée soient mises en oeuvre sans que l'on reste au niveau de la simple démagogie électoraliste?»

Souhaitons que ma démarche ne reste pas lettre morte car sinon l'intérêt général aurait encore à en souffrir!

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