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23/11/2010

A Sophia Antipolis, on travaille à solutionner l'après-pic pétrolier de 2006!

Après l'annonce par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), à la mi-novembre, que le pic pétrolier se serait produit en 2006, il est temps de s'activer à changer de système.

En effet, la grande crise pétrolière se profile, à grandes enjambées avec pour y échapper, «le moins mauvais des scénarios de l'AIE» appelé "450" : «on limite les émissions de gaz à effet de serre pour ne pas dépasser un réchauffement de 2o C.» Cela «suppose de réduire rapidement la demande de pétrole : outre le gain pour le climat, cela permettrait d'éviter la pollution due aux pétroles non conventionnels, et réduirait les investissements nécessaires à leur développement, ce qui est bon pour l'économie».

Désormais nos politiques de l'énergie doivent s'engager, de manière résolue vers la production, à grande échelle, d'énergies propres.

Si au niveau global, la réaction tarde à se mettre en place de manière concluante, sur la Côte d'Azur, une expérimentation vient d'être réalisée comme le rapporte Nice-Matin: sans doute inspirée par le projet thermosolaire, Desertec, «Saed, une start-up de Sophia Antipolis, a inauguré une centrale électro-solaire thermodynamique», posée sur le toit de l’établissement azuréen de l’école des Mines ParisTech.

La centrale qui stocke de l'énergie sous forme de chaleur, est pilotée par un «smartgrid» («réseau de distribution d’électricité intelligent. Il régule l’offre en fonction de la demande, en pouvant démarrer. Celui de la Saed, baptisé Premio, a été développé par le pôle de compétitivité Capenergies»), capable de réguler l’offre d’électricité en fonction de la demande.

Il faut saluer la présence parmi les créateurs de cette start-up de Pierre Laffitte, le «père» de Sophia Antipolis, au coté de messieurs Michel Wohrer et Christian Lenôtre.

Ce projet étant exemplaire, dans le cadre d'une véritable démarche de développement durable, on ne peut que féliciter les animateurs de cette initiative industrielle (orientée principalement vers «les zones tropicales et subtropicales: Moyen-Orient, Afrique du Nord, sous-continent indien, Asie du Sud-Est, Amérique centrale, etc.»), dont l’intérêt économique réside dans le fait que c'est le seul système «à produire des énergies renouvelables au même prix que les énergies fossiles».

17/11/2010

Christian Estrosi et l'économie: la confession à Nice-Matin d'un élu en perdition conceptuelle!

Qu'est-ce que l'économie pour Christian Estrosi? Finalement, c'est, apparemment, un mot qui ne lui dit pas grand chose, si l'on en croit un entretien qu'il vient d'accorder à Nice-Matin, et c'est complètement effarant de la part d'un homme qui a été ministre de l'Industrie!

Les propos sont tellement surréalistes que je cite le passage intégralement!

«Il y a un mois et demi, le Président m’a demandé une note sur l’évolution du ministère de l’Industrie. On parlait déjà de remaniement. Mais là n’était pas le sujet. Ma note au Président fut claire : après avoir démontré que le politique pouvait agir sur l’industrie, il me paraissait nécessaire de franchir un cap supplémentaire. À savoir de constituer un ministère indépendant de celui de l’Économie auquel, de surcroît, on donnerait la compétence de l’énergie, du spatial, de l’aéronautique et de la recherche. On a un peu tenu compte de mes recommandations en ajoutant l’énergie au ministère. Mais manifestement, compte tenu des difficultés du Président, de cet organigramme gouvernemental resserré, de la répartition des ministères régaliens, du retour de Juppé et de Xavier Bertrand, ça ne laissait pas de place pour aller au bout de cette réflexion que le Président partage avec moi, mais qui n’entrait pas dans le schéma de ce remaniement. C’est ainsi. Or à chaque étape de ma carrière politique, j’ai franchi un palier.»

Dans quel mirage mental plane l'ex-ministre niçois? Vouloir enlever au ministère de l'économie tout ce qui fait sa substance est une idée stupéfiante. On en vient à s'interroger vraiment sur ce que Christian Estrosi sait de l'économie! Je dois dire, pour ma part, que j'ai été catastrophé à la lecture de ces propos tenus par un élu qui apparaît en perdition conceptuelle préoccupante.

12/11/2010

Retours sur la visite du président Hu Jintao à Nice: en matière «d'ordre touristique», Pékin a fait école!

Dans les rues de Nice, le tourisme était à l'honneur pendant la visite du Président de la République de Chine, comme sur la place Tien An Men aujourd'hui. Certes, l'hebdomadaire, Le Petit Niçois, qui s'est informé, jouant ainsi, les empêcheurs de tourner en rond, signale qu'une cinquantaine de personnes ont manifesté pour les droits de l’Homme en Chine, le vendredi 5 novembre, à Nice. Se fondant, sur des informations de l'Express;fr, il avance même que «deux personnes au moins ont été interpellées».

Plus précisément, «une commerçante du vieux Nice, qui avait déployé sur sa devanture un drapeau tibétain a été brièvement interpellée par la police et a dû retirer son drapeau, a raconté à l’AFP la propriétaire de cette boutique de vêtements, qui a souhaité rester anonyme».

Revenant aussi sur cette visite, les socialistes du site Nice Massena, permettent aux internautes de voir et revoir la scène de l'arrestation d'un homme qui a crié “Tibet libre” lors de la visite de président chinois: une façon de prouver qu'à Nice, pour «les droits fondamentaux comme la liberté d’expression», on s'aligne sur Pékin!

Finalement c'est, peut-être, ces éléments qui ont donné l'idée au président Nicolas Sarkozy, au détour d'une conversation, de parler «droits de l'homme» au président Hu Jintao! Encore qu'on ne sait pas si ce n'est pas pour se faire féliciter par son interlocuteur pour l'application par la France, à Nice, de la doctrine chinoise de «la supériorité de l'ordre touristique sur l'expression démocratique»

08/11/2010

Observatoire des coûts à Nice: Yann Librati (PS) se dérobe!

Dans Nice-Matin, une nouvelle, que nous connaissions déjà, a été publiée, ce lundi 8 novembre 2010: le conseiller municipal, Yann Librati, jette l'éponge en ce qui concerne l'Observatoire des coûts.

C'est sous la forme d'un dialogue questions/réponses que Yann Librati, Conseiller municipal, justifie son comportement. Tout d'abord, il assure qu'un «véritable observatoire des coûts aurait permis d'identifier avec certitude les surcoûts pratiqués» ce qui, selon lui, ne peut être réalisé avec un observatoire des prix.

De ce fait, l'élu socialiste déclare: «Il est hors de question que je continue à m'associer, au sein de l'observatoire, à une démarche qui relève plus d'une simple vérification, dans une logique d'achat que d'une véritable étude comparative des coûts».

Pour ma part, bien que convaincu qu'il faut aller plus dans le sens d'un observatoire des coûts que d'un observatoire des prix, je relève que les propos de Yann Librati dissimulent une certaine mauvaise foi alliée à une incompétence perceptible.

En effet, vouloir créer un observatoire des coûts demande d'abord des capacités et des moyens importants que le contribuable niçois devra acquitter: le progrès n'est pas gratuit n'en déplaise à Yann Librati. Cela demande aussi, un travail pointu dont, à l'évidence, le Conseiller municipal n'avait pas mesuré le niveau. D'ailleurs quand il évoque les surcoûts, il n'explique pas les méthodes qu'il imagine pour les faire apparaître.

Mais, en réalité, ce qui me choque le plus, c'est qu'une préoccupation actuelle, et qui est essentielle (après le succès de la Conférence sur la biodiversité de Nagoya!), n'est à aucun moment évoquée: je veux parler de l'observation des coûts sociaux et environnementaux. Quel lamentable oubli!

Pour terminer, il me semble que, même si l'observatoire des prix manque de transparence, l'on se serait attendu à ce que Yann Librati nous en fasse mieux connaître les procédures en faisant mettre en ligne ses travaux. Dans la foulée, il aurait pu aussi expliquer sa méthodologie de rechange, mais, là encore, c'est le silence car, au fond, ce dossier clairement le dépasse et il a trouvé cette pirouette pour échapper à une responsabilité qu'il avait mal appréciée.

On peut voir dans cette dérobade, un témoignage de plus des contorsions creuses de la «gauche des illusions» que raille François Bayrou.