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07/11/2010

Injection de quantités massives de dioxyde de soufre (SO2) dans l'atmosphère terrestre pour lutter contre le réchauffement climatique: des astronomes proposent un moyen d'en étudier les conséquences!

Le réchauffement climatique préoccupe l'humanité qui passe en revue des solutions de différentes natures.

Aujourd'hui, une actualité nous rappelle qu'il existe des réponses visant à rendre notre environnement encore plus dépendant de l'intervention humaine comme, en l'occurence, l'injection artificielle de quantités massives de dioxyde de soufre (SO2) dans l'atmosphère terrestre.

La nouvelle, à l'origine de la présente réflexion, nous vient de l'INSU-CNRS qui nous signale qu'une couche de dioxyde de soufre (SO2) a été découverte dans la haute atmosphère de Vénus, grâce aux mesures effectuées avec la sonde Venus Express de l'ESA, par une équipe internationale, à laquelle participe Jean-Loup Bertaux, directeur de recherche CNRS et ses collègues du Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (CNRS/UPMC/UVSQ).

Les chercheurs proposent, dans leur article, un nouveau mécanisme qui rend compte du résultat de leurs observations.

Ils n'en restent pas là: ils se souviennent que Paul Jozef Crutzen (né le 3 décembre 1933 à Amsterdam, chimiste et météorologue, prix Nobel de chimie en 1995), a suggéré, en 2007, qu'on injecte artificiellement des quantités massives de dioxyde de soufre à 20 kilomètres d'altitude, pour refroidir le sol et contrebalancer l'effet de serre grandissant, une idée qui avait, déjà, été discutée il y a une trentaine d'années par le scientifique russe Mikhaïl Budyko.

Partant de là, nos astronomes reconnaissent que «bien que nous ne soyons pas prêts techniquement et éthiquement à déployer ce type d'action, dite de géo-engineering, on sera peut-être obligé de le faire d'ici 20 à 30 ans, si le réchauffement devient insupportable». De ce fait, un principe de précaution minimum, impose «d'étudier les conséquences qu'aurait une telle injection et d'envisager toutes les chaînes de réaction possibles». C'est là que la «connaissance des réactions qui se produisent dans l'atmosphère de Vénus» intervient, selon eux, pour nous aider à y voir plus clair.

Nous sommes là, presque à l'opposé d'une démarche conservatrice comme celle de la Conférence sur la biodiversité de Nagoya, mais, il faut le savoir, il y a, sur Terre, des adeptes d'interventions environnementales radicales pour résoudre le problème du réchauffement climatique par des artifices techniques. Pour l'instant, ces activistes restent dans l'ombre, mais on peut gager que si les méthodes douces de lutte contre le réchauffement climatique échouent, alors, ils monteront en première ligne pour convaincre les décideurs d'appliquer leurs méthodes.

 

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