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04/11/2010

Au-delà du PIB: vers une prise en compte des coûts sociaux et environnementaux en Europe au niveau régional et local ?

Quatre responsables européens (Mercedes Bresso, présidente du Comité des Régions de l'Union européenne (Italie), Vicente Alvarez Areces, président de la Communauté autonome des Asturies (Espagne), Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque (France), Ilmar Reepalu, maire de Malmö (Suède)), font «un coup politique» qui ne manque, cependant, pas d'intérêt.
Inspirés par une communication adoptée par la Commission européenne, en août 2009, pour aller «au-delà du PIB et mesurer le progrès dans un monde en mutation», ils lancent un appel, notamment dans le journal Le Monde à propos des cinq actions principalement recommandées par ce texte, à savoir:

- l'ajout d'indicateurs environnementaux et sociaux au PIB;

- la disponibilité quasi-instantanée des informations pour les décideurs ;

- la précision accrue des informations sur la redistribution et les inégalités ;

- l'élaboration d'un tableau de bord européen du développement durable ;

- l'extension des comptes nationaux aux thématiques environnementales et sociales.

Je note que leur première requête est que ces actions ne soient pas «considérées comme des outils d'évaluation a posteriori, destinées à nourrir des rapports de lamentation s'empilant sur des étagères». Pour eux, «elles doivent servir au moment où se prennent les décisions, et comme des bases visibles des politiques menées dans le cadre de la stratégie Europe 2020». Leur deuxième revendication, elle, «vise à ce que tous les indicateurs utilisés pour mesurer le bien-être au sens large soient ventilés aux niveaux régional et local».

Ils souhaitent que les élus (qui n'ont pas besoin «de travaux expérimentaux ou scientifiques»), puissent ne plus décider «à l'aveugle», comme ils le font souvent, mais à partir de données fiables en rétablissant «la vérité des prix des biens et des services en y intégrant les coûts sociaux et environnementaux».

Ils se déclarent prêt avec leurs collègues du Comité des régions à aller au-delà du PIB. Il s'agit pour eux de pouvoir «facilement se fixer des objectifs précis et individualisés lorsque la nouvelle programmation budgétaire européenne débutera en 2014».

Ils affirment que, pour cela, ils ont seulement «besoin techniquement de l'aide de la Commission et d'Eurostat».

Cet appel, même s'il est un peu politicien, mérite qu'on en suive les prolongements car la démarche vise à plus de transparence, de justice et de vérité. La démocratie peut s'en trouver renforcée si toutes les données en débat sont prises en compte, comme celles issues de l'accord survenu à la Conférence de Nagoya, pour enrayer l'érosion de la biodiversité.

Yann Wehrling, porte-parole du MoDem, s'en était réjouit tout en souhaitant que le gouvernement français démontre «qu'il entend respecter les engagements pris, en présentant aux Français son plan et les moyens mis en oeuvre pour appliquer les décisions prises à Nagoya».

 

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