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24/10/2010

Conférence sur la biodiversité de Nagoya: les économistes cherchent à prendre en compte la valeur de la Nature!

Les économistes doivent prendre en compte la valeur de la Nature: cela semble logique! mais comment faire?

Dans le cadre de la conférence sur la biodiversité de Nagoya, les participants tentent de répondre à cette question. Ainsi,  l’économiste indien Pavan Sukhdev a recommandé, ce mercredi 20 octobre 2010, dans un rapport de synthèse, «Mainstreaming the economics of nature», de donner un prix aux services fournis par la nature.

Cette attitude, qui vise à mesurer la qualité des services que nous rend la Nature, peut permettre à la société de mieux gérer les dividendes qu'elle tire de l'entreprise Nature dont elle se rend propriétaire.

La Norvège, pour sa part, a créé un indice qui permet d'évaluer l'état de la nature en utilisant 309 indicateurs pour obtenir ce qui est, selon elle, le «premier indice de nature au monde», qui compare 2010 à 2000 et 1990. Il s'agit de permettre bientôt de comptabiliser économiquement les «services gratuits» comme la pollinisation des insectes ou l'expansion des forêts. Cette première étape vise, à terme, l'objectif d'intégrer globalement la nature dans le calcul du produit intérieur brut (PIB), pour prendre en compte les externalités négatives qui sont laissées de coté dans l'économie traditionnelle.

Du point de vue des écosystèmes, l'action idéale est celle qui reproduit, par "biomimétisme", au niveau de l'organisation des villes mais aussi de la production industrielle et agricole, les structures durables des écosystèmes mises en place depuis des millénaires: recyclage permanent, économie d'énergie, situation d'équilibre…

Les théoriciens précurseurs du concept d'«écologie industrielle» sont, en Suisse, Suren Erkman, le chimiste Michael Braungart et l'architecte William McDonough avec l'approche du berceau au ("cradle to cradle"). Ils ont développé des modèles et des labels inspirés par les écosystèmes où un produit, une entreprise, une maison, un écoquartier est repensé globalement comme durable et recyclable.

Finalement, cette démarche que soutient Pavan Sukhdev apparaît comme incontournable aujourd'hui, car, en fait, le but général de ces recherches, c'est de, réellement, agir comme «un catalyseur susceptible d’accélérer le développement d’une nouvelle économie» de solidarité avec notre planète qui a vraiment bien besoin de ce sursaut.

 

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