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22/10/2010

Observatoire des prix: un conseiller municipal PS de Nice se désolidarise!

Dans une lettre ouverte, que Nice Premium publie, Yann Librati, conseiller municipal socialiste de Nice, critique l'observatoire des prix que la ville a mis en place dont il se désolidarise. Il se justifie en expliquant qu'il ne correspond pas à l'outil qu’il souhaitait pour Nice: un véritable «observatoire des coûts» afin que la ville paye ses équipements au «juste prix»!

Pour mieux se faire comprendre du Maire de Nice, il se fait pédagogue. C'est assez amusant car, Christian Estrosi étant ministre de l'Industrie, il est censé être versé sur le sujet!

Le professeur Librati prend l'exemple de l'achat d'un logement: «Lorsque vous achetez une maison, vous ne regardez pas uniquement son prix, mais son coût global: les charges individuelles et collectives, les ravalements de façades prévus ou à prévoir, son entretien, la question du stationnement et la présence d’un garage, etc.». En résumé, dit-il, «le prix d’un produit est le montant réglé à un instant «T», alors que son coût comprend l’ensemble du cycle de vie du produit: de la conception de l’achat, l’achat lui-même, mais aussi l’usage du produit (la satisfaction donnée), jusqu’au recyclage éventuel du produit».

Il poursuit son explication en remarquant, en particulier que les avenants de contrats «qui, parfois, représentent plusieurs millions d’euros»  plombent la facture comme dans le cas «du chantier de l’hôpital Pasteur II (dont Christian Estrosi est le président du Conseil d’Administration) qui, après avoir augmenté de 57 millions d’euros, augmente aujourd’hui encore de 10 millions d’euros». Yann Librati dénonce donc, un système où la volonté politique manque pour lutter contre ces surcoûts que le contribuable niçois doit acquitter.

Si on ne peut que reconnaître la pertinence de ces observations, il faut noter que Yann Librati n'a, cependant, pas signalé un argument supplémentaire fondamental pour que la ville ne se prive plus d'un véritable «Observatoire des coûts»: c'est la détection des externalités négatives environnementales!

Toute la démonstration du conseiller municipal PS peut être élargie, sans problème, en considérant que le coût véritable d'une action va de sa production à ses effets collatéraux, ce qui comprend bien entendu, le traitement des déchets de consommation et les pollutions associées.

L'avenir de notre réponse à l'enjeu écologique à Nice dépend donc, de la mise en place de cet outil adapté. Il s'agit là, à l'évidence, de l'établissement d'une politique de vérité respectueuse du bien-être futur des habitants et, bien entendu, pas d'une communication relativement creuse pour mieux les manipuler dans un but électoraliste.

 

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