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10/10/2010

Café Démocrate: le rapport qualité/prix du Ministère de la Santé!

Affiche du Café Démocrate du Jeudi 14 octobre à 19h30 à Nice

 

"Qui pourra payer ses soins demain?"; si l'on réfléchit bien à cette question, on devra rapidement convenir qu'elle est beaucoup plus proche des goûts des adeptes de la voyance que de ceux d'une démocratie concrète. Ceci dit, n'accablons point les auteurs de cette formule malheureuse et essayons de réagir positivement au débat. Dans cette interrogation, il y a deux termes qui attirent mon attention: ce sont les mots «soins» et «payer».

En ce qui concerne le mot «soins», il peut y avoir un malentendu car il y a des vrais et des faux soins: les gens qui fument des cigarettes "soignent leur stress" mais, en réalité, se rendent progressivement malade; c'est, en quelque sorte, un "faux-soin"!

Il y a aussi, des soins «a priori» et des soins «a posteriori». Les soins «a posteriori», ce sont les secteurs médicaux qui les apportent lorsque l'accident ou la maladie est survenu. Les soins «a priori», ce sont les bonnes pratiques sportives, alimentaires, les règles de prudences, l'éducation, la connaissance, l'esprit critique etc. qui les créent. Dans le second cas, nous sommes dans une démarche de prévention qui fait complètement partie du propos. On va voir cela encore plus nettement en abordant le mot «payer».

En effet, en ce qui concerne le coût, on peut prendre l'exemple d'une étude réalisée aux États-Unis (Bibbins-Domingo, K., Chertow, G. M., Coxson, P. G., Moran, A., Lightwood, J. M., Plecher, M. J., et coll. Projected effect of dietary salt reductions on future cardiovascular disease. N Engl J Med. 2010;362:590-99.) qui donne des chiffres en ce qui concerne l'usage modéré du sel. Ses résultats ont été publiés en 2010. Elle a permis d'estimer "qu'en réduisant l'apport en sel de 3 g (1 200 mg de sodium) par jour, le nombre annuel de nouveaux cas de coronaropathie diminuerait de 60 000 à 120 000, d'accidents vasculaires cérébraux de 32 000 à 66 000, d'infarctus du myocarde de 54 000 à 99 000 et le nombre de décès de toutes causes, de 44 000 à 92 000. Ceci aurait épargné de 194 000 à 392 000 années-personnes sans invalidité et économisé annuellement de 10 milliards à 24 milliards de dollars en coûts de soins de santé. Même une modeste réduction de 1 g de sel (de 400 mg de sodium) par jour réalisée sur une période de 10 ans ferait en sorte qu'annuellement, le nombre de cas de coronaropathie diminuerait de 20 000 à 40 000, d'accidents vasculaires cérébraux de 34 000 à 23 000, d'infarctus du myocarde de 53 000 à 35 000 et de décès de toutes causes, de 47 000 à 32 000".

Au Canada, le groupe de travail sur le sodium va dans le même sens et fait aussi ses recommandations:

http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/nutrition/sodium/strateg/ind...

En résumé, quand on parle de "payer" et de coût de la Santé, il ne faut pas oublier de faire une place, en premier lieu, pour la prévention. Des mouvements politiques, comme l'AEI, ont d'ailleurs inscrit cette démarche dans leur programme.

A partir de ce principe, on peut examiner les données du budget de l'assurance maladie élaboré par le gouvernement et en débattre, comme le feront les parlementaires français.

C'est Roselyne Bachelot, ministre de la Santé (aux côtés de François Baroin, Nora Berra et Nadine Morano), qui a présenté le 28 septembre 2010, à Bercy, les grandes lignes de ce budget dans le cadre du PLFSS 2011.

Selon le gouvernement les éléments chiffrés de ce budget prouvent qu'il est «axé sur l'effort de redressement des finances sociales». Et cette vision serait particulièrement transparente dans l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam). Est-il bon? Faut-il se contenter de ses hypothèses?
Je laisse maintenant, la parole aux participants de ce prochain Café Démocrate de Nice!

 

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