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20/06/2010

Réforme des retraites: où est vraiment l'avenir des générations futures?

 

C'est vendredi 17 juin 2010 que le Président de la République a reçu à 17 heures, en présence du Premier ministre, Eric WOERTH, ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, François BAROIN, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'Etat et Georges TRON, secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, pour une réunion de travail sur la réforme des retraites. A cette occasion, il a convenu que son devoir est «d'apporter les solutions permettant de sauver notre régime de retraite par répartition pour les générations actuelles et les générations futures»:

http://www.elysee.fr/president/les-actualites/communiques-de-presse/2010/juin/reunion-de-travail-sur-la-reforme-des-retraites.9173.html

Est-ce que cette ambition peut être atteinte dans les conditions actuelles?

Ma réponse est non!

En effet, si Nicolas Sarkozy s'est vaguement présenté comme disposé à envisager des «évolutions» (le mot «concession» n'est pas prononcé) sur différentes questions de la réforme des retraites, il manque l'énonciation, ce qui est du ressort d'un Président élu au suffrage universel, d'une vision cohérente sur l'avenir qui prenne vraiment en compte la situation de sous-emploi général actuel.

C'est la clé du versement des retraites à long terme.

Après la présentation, mercredi 16 juin 2010, au Conseil des ministres des orientations du projet de loi relatif à la réforme des retraites, le Mouvement Démocrate avait énoncé les raisons pour lesquelles il est critiquable:

http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/modem-reaction-reforme-retraites-160610.html

Cette insuffisance avait été alors bien résumée par Robert Rochefort sur France Info. Il avait souligné plusieurs éléments gênants et noté une curieuse conception de la justice comme dans sa remarque: «le déplacement de l'âge sans décote (appelé aussi âge filet de protection) de 65 à 67 ans, qui pénalisera spécifiquement les personnes qui n'avaient travaillé complètement, qui ont eu des accidents de vie professionnelle ou qui sont rentrés tard dans la vie active.»

Sa conclusion, était que «la réforme qui est devant nous, et qui est donc d’autant plus nécessaire que la réforme annoncée aujourd’hui est dure, devra donc être la réforme du travail»:

http://www.mouvementdemocrate.fr/medias/rochefort-france-info-rtl-160610.htm

Oui! mais, pour l'instant, on est bien dans la cuisine comptable pour suivre, avec un train de retard, la politique de rigueur allemande.

Ainsi, aujourd'hui, le gouvernement Fillon poursuit les mêmes objectifs que celui des réformes défaillantes de Balladur, Juppé et Raffarin en présentant une loi qui veut imposer artificiellement et rétroactivement, le goût du travail (sans doute, le «travailler plus pour gagner plus» !), sans tenir compte qu'actuellement, il y a une sous-activité, en particulier des seniors, qui impose de prendre en compte de nouveaux codes pour la valeur travail. Il est donc, essentiel que l'ensemble de notre société puisse travailler mieux, de manière plus cohérente, en assurant une retraite digne et équitable à chacun.

Pour cela, il est temps de mettre à plat, une fois pour toute, l'ensemble de la problématique pour entrer dans la politique du développement humaniste durable du 3 ème millénaire qui favorise une vie tonique pour chacun dans le cadre d'une société de la connaissance. La réforme souhaitable doit refonder le rapport au travail en intégrant les nuisances des externalités, équilibrer les charges pesant sur le travail et le capital, intégrer la pénibilité du travail, les contraintes de la vie de famille et de l'âge dans un parcours professionnel adapté.

C'est la mise en place d'un tel système intelligent qui peut apporter un surcroît de justice et une saine impulsion à l'ensemble de la société qui rééquilibrera, sur le long terme, les comptes en motivant les acteurs professionnels et les citoyens.

Si le gouvernement ne le prend pas en compte, il prendra le risque de mettre en péril la fiabilité de notre système de retraite par répartition, favorisant l’émergence de «solutions individualistes et risquées», controlées par les acteurs d’un système financier qui vient, avec la crise financière, de montrer la nature de son irresponsabilité.

Militons donc, pour une démarche de responsabilité citoyenne, tonique, courageuse et responsable qui respecte l'avenir des générations futures!

20:21 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0)

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