31.07.2009
Dette: la France classée parmi les pays qui vont dans le mur!
On se rapproche dangereusement du mur!
/ Photo Robert Brugerolles
La France, du fait de sa dette, va dans le mur avec un ensemble de pays développés.
Ainsi, hier, jeudi 30 juillet 2009, le Fonds monétaire international (FMI), dans son "Rapport de surveillance budgétaire multinational", a estimé que la dette publique de la France devrait atteindre une moyenne de 95,5% de son produit intérieur brut en 2014, contre environ 73% actuellement et 63,8% avant la crise. Le taux pour l'ensemble des pays développés est évalué en moyenne 120% du produit intérieur brut en 2014, soit 40 points de plus qu'avant la crise économique.
Le Japon, pronostiqué à 239,2% du PIB en 2014, contre 187,7% en 2007, et les Etats-Unis, à 112% de la richesse nationale en 2014, contre 63,1% avant le début de la crise en 2007, font figure de bien mauvais compagnons de galère.
De ce fait, le FMI a alerté les pays en question en leur signalant qu'il est souhaitable qu'ils fassent, à moyen terme, un « effort conséquent » de réduction des déficits. Il note que "sans de telles stratégies, la hausse des taux d'intérêt et des primes de risque pourrait saper l'efficacité des mesures de relance".
Cette tendance a été confirmée pour la France par l'INSEE qui a indiqué, fin juin que la dette publique (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) a augmenté de 86,5 milliards d'euros au premier trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent pour atteindre 1.413,6 milliards, c'est-à-dire environ 73% du PIB.
En résumé, il y a de quoi s'inquiéter car les Etats endettés seront de plus en plus affaiblis avec des marges de manoeuvre limitées comparativement aux grosses entreprises capitalistes internationales qui sont finalement bien plus réactives. Pour ma part, je pense que ces déséquilibres ne vont pas rester sans conséquences et que des « frictions » à l'échelle planétaire sont à craindre à terme.
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10.07.2009
Nice a soif de connaître son histoire!
Les fouilles entreprises sur le site de l'ancienne cathédrale Sainte-Marie du Château de Nice sous la direction de Marc Bouiron, archéologue municipal, vont nous en apprendre plus sur cette construction et nous permettre de mieux la protéger des atteintes du temps.
Photo Robert Brugerolles le 3 juillet 2009
Les Niçois ont soif de connaître l'histoire de leur ville. On a pu en voir une récente démonstration lors des fouilles de sauvetages programmées au moment de la construction du tramway dans le secteur du pont Vieux et dans celui de la porte Pairolière, flanquée de sa tour du Moyen Age, qui débouche sur le place Garibaldi. Non seulement il y avait des groupes de curieux sur place, pour suivre le travail des archéologues, mais, chaque fois qu'au Centre Universitaire Méditerranéen, une conférence était programmée pour faire le point des travaux, le public venait nombreux.
Aujourd'hui, c'est la construction de la Cathédrale Sainte-Marie du Château qui intéresse la ville. Depuis quelques jours des fouilles ont commencé sur le site de cette cathédrale installée sur le colline du Château et abandonnée depuis le XVI ème siècle. Une jeune équipe d'archéologues sous la direction de Marc Bouiron, archéologue municipal, qui a dirigé auparavant les fouilles associées à la construction du tramway, travaille dans une zone de sécurité qui englobe même la stèle dédiée à la mémoire du poète Pascal Bonetti. On peut dire qu'on voit grand mais, sachant que le diocèse de Nice a été créé au IV ème siècle, on peut caresser le rêve d'intéressantes découvertes.
Il faut se rappeler, d'autre part, que le cartulaire de l'ancienne cathédrale du Château signale un premier développement urbain au XIe siècle avec la présence d’un castrum, d’une cathédrale, et divers habitats sur la plate-forme supérieure. Par la suite, au milieu du XIIe siècle, un premier faubourg se construira sur le plateau nord, très vite protégé par une enceinte, et, jusqu’au siècle suivant, toute la ville de Nice restera confinée sur cet espace collinaire.
Voilà qui justifie le dispositif des archéologues!
En attendant leurs premiers résultats, je crois qu'on peut leur souhaiter de faire d'excellents relevés qui nous permettrons d'en savoir plus sur le passé de notre cité.
Les fouilles entreprises depuis quelques jours, par une jeune équipe de chercheurs sous la direction de Marc Bouiron, archéologue municipal, sur le site de l'ancienne cathédrale Sainte-Marie du Château de Nice, ont nécessité une zone de sécurité qui englobe, même, la stèle dédiée à la mémoire du poète Pascal Bonetti. On a vu les choses en grand !
Photo Robert Brugerolles le 3 juillet 2009
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