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30/05/2009

François Bayrou en PACA:la pédagogie démocrate pour les européennes

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François Bayrou entouré des candidats de la liste MoDem sud-est pour les européennes avec, au premier plan les deux candidats départementaux du 06 Christophe Tukov et Loïc Dombreval.

/ Photo Robert Brugerolles du mercredi 27 mai 2009

 

Mercredi 27 mai 2009, François Bayrou était en PACA pour soutenir la liste MoDem aux européennes pour la circonscription sud-est, conduite par Jean-Luc Bennahmias . Au cours de sa visite, il est passé par Nice, puis Marseille pour achever sa journée par une réunion de campagne qui s'est tenue près d'Aix-en-Provence au Domaine du Grand Saint-Jean sur la route de Rognes.

Le matin, il a donc, débuté sa journée à Nice, par une conférence de presse, à l'Hôtel Beau Rivage, où il a évoqué les grands enjeux de ces élections. Il est important de revenir sur son argumentaire qui situe bien la méthode démocrate.

C'est, comme nous le savons, autour de la réponse à la question, « Dans quelle société voulons-nous vivre? » que s'articule l'ensemble de la démarche.

Les deux cadres national et européen, dans ce contexte, sont complémentaires et ne peuvent être artificiellement dissociés. Comment répondre, en effet, à des défis planétaires comme celui de la guerre des monnaies, de l'environnement, de la situation et de l'avenir de l'Afrique dans le seul cadre national? Si l'on veut changer les choses, nous devons emprunter la voie européenne.

Ce qui compte, ce n'est pas d'attendre des solutions toutes faites mais d'examiner la nature des questions qui se posent à nous.

De la sorte, pour savoir quelle est la réponse adaptée à chaque problème, il faut penser que c'est comme si nous avions deux clefs: l'une nationale, l'autre européenne; ce qui importe en pratique, c'est d'examiner la serrure pour savoir comment procéder.

 

Ainsi, habituellement, en ce qui concerne les inégalités, il y a deux positions: pour les uns, il faut les subir sans espoir de s'en sortir, pour les autres, il faut les rechercher pour stimuler le progrès. Pour nous, au MoDem, il y a une troisième position, celle qui consiste à promouvoir le modèle solidaire contre le modèle inégalitaire.

 

Pour promouvoir ce changement, il faut une volonté politique. C'est la raison pour laquelle il soutient des gens courageux qui considèrent que l'Europe n'est pas à Bruxelles mais que « l'Europe, c'est nous ». Au Parlement, on a besoin de courage pour changer les choses. Il parle alors, de Jean-Luc Bennahmias qui conduit la liste MoDem dans la circonscription sud-est. Il est un spécialiste des questions d'environnement et de sport, ajoute-t-il , et François Bayrou ajoute: « J'ai voulu des élus courageux car, dans la vie, le courage est une vertu nécessaire. »

En ce qui concerne la politique étrangère, il revient sur l'inauguration de la base militaire française à Abou Dhabi. A aucun moment le Parlement n'a été consulté. Cette base est proche de l'Iran et nous pouvons être entraîné dans une guerre. "Qui en a discuté?" interroge-t-il?

En ce qui concerne la majorité qui suit Nicolas Sarkozy, il considère que son rassemblement est fragile. Un grand nombre de ceux qui se sont rallié à lui vont être déçus dans la suite. Ceci fait qu'il peut affirmer en prenant un accent presque gaullien:  "En France, je ne vois pas des fiefs, je vois des citoyens et le jour venu tout cela se renverse".

Pour illustrer son propos, il évoque les finances publiques. Il rappelle: "j'ai fait toute ma campagne sur les finances publiques et la dette". Devant son accroissement impressionnant aujourd'hui, il demande à son auditoire: "Qui, au bout du compte, sera appelé à payer tout ça?". Il indique un début de réponse: "vous verrez, les retraités (...)"

Il n'est pas question, ici, d'un choix de gauche et de droite comme le suggère un journaliste de DirectNice veut mais "de valeurs républicaines contre la loi du plus fort". Il note, à ce sujet, que Dominique de Villepin et François Baroin ont une approche de la question assez similaire.

Il continue à développer le sujet économique en parlant de la recherche du plein emploi et de la monnaie. "Le dollar n'est pas une monnaie de référence pour le monde" dit-il. Il remarque qu'il est de nouveau dans un cycle baissier. A coté de cela, la Chine sous-évalue sa monnaie de trois ou quatre fois. Il résume en disant:"Il faut du stable là où il y a de l'instable pour sortir de la crise." L'Europe là, peut agir.

Il en vient à parler de la convergence sociale nécessaire en Europe. La question d'un SMIG européen tout de suite ne tient pas la route car à quel niveau serait-il? Trop bas ou trop h


aut, il soulèverait d'énormes problèmes. Dans ce contexte, c'est une démarche de convergence qui est la bonne. Il affirme avec détermination: "on peut imposer la convergence!"

En ce qui concerne le Président de la Commission européenne, il remarque: "les socialistes votent pour Barroso, nous, non!". Après avoir été maoïste dans sa jeunesse Barroso est devenu libéral. Il résume alors, le positionnement du MoDem: Nous sommes pour l'entreprise libre, on respecte l'initiative mais "l'Etat, lui, doit défendre des valeurs de solidarité".

En conclusion, je peux dire que cette conférence de presse, comme la réunion du Grand Saint-Jean, a représenté, pour moi, une très précieux leçon de pédagogie politique démocrate.

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François Bayrou, au Domaine du Grand Saint-Jean près d'Aix-en-Provence, entouré des candidats de la liste MoDem sud-est pour les européennes/ Photo Robert Brugerolles du mercredi 27 mai 2009

 

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09:17 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0)

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