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10/10/2008

Trois prix Nobel et une disparition

 

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Chers amis démocrates,

Par ce titre, "trois prix Nobel et une disparition",je vous refais un peu le coup de "quatre mariages et un enterrement".C'est que la fierté de voir des compatriotes recompensés se mêle à la peine d'une disparition.

Les trois prix Nobel, ce sont nos deux lauréats du prix Nobel de médecine et celui du prix Nobel de littérature de cette année 2008. A ce niveau, c'est le bonheur de voir que la France continue à participer à la vie intellectuelle avancée de notre planète, et d'autant plus, que Jean-Marie Le Clézio, ce cosmopolite qui habite le monde, est un Niçois, comme moi.

Mais voilà! il y a l'envers du décor qui nous fait réfléchir: la disparition d'une personne moins célèbre qui s'est dispensée d'un enterrement. Je l'ai apprise en parcourant, avant-hier, la rubrique des décès dans Nice-matin: Paule Leyrit, fille de celui qui a donné son nom à la célèbre "Salle Leyrit" était décédée. Ce fut un choc. Je lui avais acheté quelques tableaux et je l'avais perdu de vue après avoir le sentiment qu'elle ne me comprenait pas. Elle avait été mannequin et s'est, ensuite, employé à devenir une artiste reconnue. Elle fréquentait un petit groupe comprenant, en particulier,le peintre Bo Bréguet et le photographe Gérardpierre, lui aussi, très tôt disparu. Elle menait une vie un peu déphasée en cherchant dans l'art quelque chose qui reste, encore, pour moi, un mystère (Il est vrai que j'ai l'ambition d'analyser les choses au-delà de ce que l'on fait habituellement). Je pense, malgré tout, qu'elle gardait du « monde de la mode » quelque chose qui avait du mal à s'accorder totalement avec sa recherche esthétique, encore que cela ne soit pas complètement sûr.

J'ignore la nature de ses derniers travaux mais son frère, Pierre Leyrit, m'a appris qu'elle s'en est allé, relativement retranchée du monde, victime d'un cancer des poumons. C'était le 4 octobre 2008; elle avait 51 ans. Il y a donc, quelques jours,

Son corps a été ensuite, incinéré au cours d'une brève cérémonie.

Y avait-il des artistes présents pour cet adieu? Je ne l'ai pas demandé.

Paul Leyrit n'a pas reçu de prix Nobel, bien sûr! En dehors de quelques particuliers, peu de gens savent

qu'elle s'est adonnée à la peinture. Il faut, cependant, mentionner la reconnaissance du MAMAC qui conserve quelques oeuvres d'elle.


Chers amis démocrates,

En dehors de la peine que l'on peut ressentir, y-a-t-il une leçon à tirer de tout cela?

Un rapport me frappe: entre les deux Niçois, Jean-Marie Le Clézio et Paule Leyrit, c'est l'obsession de la communication dans son ouverture et sa restriction. Le Nobel-écrivain communique par l'écrit mais se réserve un peu dans l'oral, l'artiste peintre-mannequin s'exprime dans l'image et s'isole. Ce sont deux destins convergents qui se retrouvent pourtant, à l'opposé: l'un porté au sommet, l'autre pulvérisée.

La démocratie ne s'accommode pas de laisser des gens au bord du chemin quand ils veulent apporter quelque chose.

Pour construire un avenir démocrate de qualité, il faut s'efforcer de faire tomber les mauvaises barrières de la communication qui apportent des souffrances inutiles. Une meilleure écoute de tous est fondamentale.

Alors communiquons! Communiquons mieux! Et espérons dans une meilleure démocratie participative!
Bien amicalement à tous

Robert Brugerolles

 

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