08.11.2009
Corine Lepage veut-elle l'éclatement du MoDem ou sa refondation?
Le 27 mai 2009 / Photo Robert Brugerolles
Hier, samedi 7 novembre, sur France-Culture, Corinne Lepage a déclaré que le MoDem ne marchait pas. Ces mots ont retenti, en moi, comme un terrible coup de tonnerre.
En effet, elle est Vice-présidente du Mouvement et cette sentence lourde ne me paraît pas pouvoir rester sans suite.
Je remarque en premier que le propos est, tout d'abord, blessant pour les militants qui se décarcassent pour faire vivre le Mouvement. Elle semble rejeter, à mots couverts, la faute sur la direction dont elle fait partie mais elle semble s'exonérer de toute responsabilité alors qu'elle a été à la tête des Commissions thématiques avec le pouvoir de proposer une réflexion sur le fonctionnement interne.
Je note aussi, qu'elle anime le seul parti autorisé à adhérer au MoDem, CAP 21, puisque l'UDF ne fonctionne plus et que, malgré ce privilège, elle ne s'interroge pas sur le faiblesse de l'action participative des membres de son parti en liaison avec les autres militants du MoDem. J'ai parfois, le sentiment qu'ils font bande à part.
Dans ces conditions, Corinne Lepage a beau jeu de dénoncer la dynamique du MoDem!
Elle ne remarque pas qu'elle dénonce la paille dans l'oeil de François Bayrou mais pas la poutre dans l'oeil de la grande majorité de ceux qui, dans son parti, cherchent à discréditer la direction du MoDem en boycottant le travail collaboratif.
Cette attaque indirecte contre les militants du MoDem ne peut être laissée sans suite et c'est, d'ailleurs sans doute, le dessin de la Présidente de CAP 21. Comme ce ne sont pas des mots en l'air, il faut en convenir: la situation a atteint un point critique. Il ne reste, donc, plus que deux solutions:
Soit le MoDem éclate;
Soit le MoDem est refondé en rassemblant des militants bien au-delà de Cap 21.
Je préfère la deuxième solution.
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02.10.2009
Jean Lassalle, grand communicateur du MoDem pour les régionales
Chers amis démocrates,
Dans le cadre de la campagne des élections régionales de 2010, la visibilité du MoDem au niveau des médias impose la désignation d'un chef de file national. Face à la mobilisation des autres formations politiques, cette nomination devient de plus en plus fondamentale.
Pour éviter un mélange des échéances préjudiciable, comme lors des élections européennes où l'enjeu présidentiel a perturbé l'enjeu européen, il est souhaitable que le responsable MoDem communiquant au niveau national soit impliqué dans l'enjeu des régionales.
Jean LASSALLE, Député du 64, qui vient de s'engager dans la bataille des régionales, représente, à la fois, la continuité et l'esprit de résistance du Mouvement Démocrate. Très engagé au coté de François Bayrou, il est, aux yeux de beaucoup, la personne qualifiée pour occuper cette fonction. Afin de gagner en efficacité dans la procédure, il est essentiel que vous puissiez manifester massivement votre soutien à cette démarche.
C'est la raison pour laquelle, une pétition a été lancée pour que jean Lassalle soit le chef de file national du MoDem pour les régionales de 2010:
http://www.mesopinions.com/JEAN-LASSALLE---chef-de-file-n...
Une autre pétition, dans le cadre de facebook est aussi disponible:
http://www.facebook.com/l/6998c;www.mesopinions.com/detai...
Votre engagement à pétitionner et à faire pétitionner est primordial pour que Jean LASSALLE soit désigné démocratiquement de manière totalement incontestable.
Bon début de campagne pour les régionales à tous!
Bien amicalement
Robert Brugerolles
00:14 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.09.2009
J+8: les enseignements pour le MoDem de l'élection du 6 ème canton de Nice
Réunion de campagne du jeudi 3 septembre 2009 à la brasserie Borriglione avec de gauche à droite: Fabien Bénard, Loïc Dombreval, Sandrine Julien, Valérie Sabau dit Serban, Jean-Christophe Picard, Patrick Mottard et Dominique Mottard
Après le deuxième tour de l'élection partielle du 6 ème canton de Nice qui s'est déroulé ce dimanche 13 septembre, nous avons l'ensemble des résultats à partir desquels nous pouvons commencer à tirer des enseignements pour le MoDem.
Les résultats d'hier sont:
Inscrits :17093
Votants :3636
Exprimés :3444
Blancs/Nuls :192
Participation :21.27 %
Lauriano Azinheirinha est élu avec 2047 voix, soit 59.44 % des suffrages exprimés contre 1397 voix à Xavier Garcia soit 40.56 % des suffrages exprimés.
Au premier tour les résultats ont été les suivants:
Inscrits :17096
Votants :3622
Exprimés :3557
Blancs/Nuls :65
Participation :21.19 %
Garcia Xavier (PS): 547 (15.38 %)
Benard Fabien (MoDem): 104 (2.92 %)
Azinheirinha Lauriano (UMP-NC): 1442 (40.54 %)
Riccobono Vincent (DVD): 104 (2.92 %)
Cotta Michel (Alliance Ecologiste Indépendante): 77 (2.16 %)
Péchenot Vincent (Les Verts): 291 (8.18 %)
Gaziello Emmanuelle (PC): 271 (7.62 %)
Ferrari Brigitte (Alliance Centriste): 119 (3.35 %)
Faudi Jean-Louis (FN): 278 (7.82 %)
Loeuillet Benoît ( Nissa Rebella): 273 (7.68 %)
Pisoni Jean Pierre (Les Communistes): 51 (1.43 %)
Remarquons, tout d'abord, que Lauriano Azinheirinha a été élu par seulement 11,98% des inscrits. Cela devrait inciter l'UMP-Nouveau Centre à relativiser son succès d'autant plus que Xavier Garcia avec le PS est finalement apparu comme un opposant crédible avec 40,56% des suffrages exprimés.
Pour le MoDem, le score décevant,au premier tour, de son candidat (2,92%) est assez inquiétant. Lors du scrutin de l'année 2008, Fabien avait fait 6.93 %. Pourtant, il avait reçu des soutiens importants qui n'ont, sans doute,pas été mis suffisamment en valeur: Cap 21, le PRG, Patrick Mottard, Dominique Boy-Mottard, tous deux conseillers généraux.
Pourquoi ce gaspillage de ressources potentielles?
Tout cela a, bien sûr, une explication. Le MoDem qui veut faire de « la politique autrement » cherche à communiquer d'une « manière différente » et ses électeurs commencent à s'y perdre alors que ses adversaires politiques s'en moquent. De ce fait, la concurrence au centre augmente avec des perspectives d'élection assez bouchées.
Cela est assez symptomatique et il m'apparaît que ce diagnostic local doit être étendu au niveau national. « Faire de la politique autrement » a des limites: on ne peut pas demander aux électeurs de comprendre notre démarche sans tenir compte de comment ils fonctionnent. On ne peut pas dire que l'on est indépendant alors qu'on attend, essentiellement, un signe de la gauche. C'est incohérent. Il faut pouvoir valider nos propres signes forts et ne pas se contenter de paroles relativement brouillées.
En résumé, il est peut-être temps, au MoDem, de remettre en cause tous ensemble nos pratiques!
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23.08.2009
J-quatorze jours: le MoDem en vedette!
Comme partout, le MoDem accourt à l'aide des habitants qui ne sont plus écoutés ni respectés. Hier, samedi 22 août 2009, c'était au quartier de Pasteur à Nice. Fabien Bénard, sa suppléante, Sandrine Julien, et une partie de leur équipe ne traînent pas pour aller au devant des habitants./ Photo Robert Brugerolles
Hier, samedi 22 août, à Marseille, le MoDem était reconnu par la gauche qui compte, comme un partenaire incontournable. Ainsi, une standing ovation méritée a salué le discours engagé de Marielle de Sarnez, Vice-présidente du Mouvement Démocrate.
On peut dire aussi, qu'à Nice, dans le cadre de l'élection partielle du 6 ème canton, on perçoit bien en général la place exceptionnelle qu'occupe, désormais, le MoDem sur l'échiquier politique. Pour cela, il suffit de commencer par consulter la liste officielle des onze candidats dans l'ordre du tirage au sort: Xavier Garcia et Anne-Julie Clary (PS); Fabien Bénard et Sandrine Julien (MoDem); Lauriano Azinheirinha et Muriel Marland-Militello (UMP-NC); Vincent Riccobono et Claire Laurenti (DVD); Michel Cotta et Willa Marcoff (Alliance Ecologiste Indépendante); Vincent Péchenot et Marie-Luz Hernandez-Nicaise (Les Verts); Emmanuelle Gaziello et Olivier Sillam (PC); Brigitte Ferrari et François Fauchon (Alliance Centriste); Jean-Louis Faudi et Martine Gilbert (FN); Benoît Loeuillet et Marie-Edith Cattet ( Nissa Rebella); Jean-Pierre Pisoni et Rosa Di Caro (Les Communistes).
Ceux qui se réclament avec plus ou moins de force d'un changement à proposer à droite sont: Lauriano Azinheirinha et Muriel Marland-Militello (UMP-NC); Vincent Riccobono et Claire Laurenti (DVD); Michel Cotta et Willa Marcoff (Alliance Ecologiste Indépendante); Brigitte Ferrari et François Fauchon (Alliance Centriste); Jean-Louis Faudi et Martine Gilbert (FN); Benoît Loeuillet et Marie-Edith Cattet ( Nissa Rebella). Avec six candidatures, soit 55% de l'ensemble, ils forment le gros des troupes. Ils ne parviennent pas à mettre sur pied des programmes dignes des compétences de l'assemblée cantonale locale et se contestent les uns les autres de manière stérile.
Le deuxième groupe est formé de ceux dont les amis ont fait une standing ovation à Marielle de Sarnez hier: Xavier Garcia et Anne-Julie Clary (PS); Vincent Péchenot et Marie-Luz Hernandez-Nicaise (Les Verts); Emmanuelle Gaziello et Olivier Sillam (PC). Ils représentent une force qui a tendance à s'unir comme l'a bien souligné Marielle de Sarnez à Marseille: «Nous venons d'horizons divers mais si nous croyons qu'il y a de l'insupportable dans ce qui se fait aujourd'hui (...) alors ce qui nous rassemble est plus fort que ce nous divise». Effectivement, dans ce groupe, qui représente 27% des candidats, les programmes se « recentrent » (si je peux m'exprimer ainsi!) ne nécéssitant pas, comme à droite, une multiplication désastreuse de candidatures, symptomatique d'un grand trouble. Seuls Jean-Pierre Pisoni et Rosa Di Caro (Les Communistes) se sont inscrits en dissidents et représentent 9% de l'ensemble des candidats.
Dans cette affaire donc, les candidats du MoDem, Fabien Bénard et Sandrine Julien, apparaissent comme les moins contestables et les moins contestés. Comme Marielle de Sarnez à Marseille, ils peuvent dire: «Les temps appellent des comportements nouveaux. Nous avons beaucoup à faire ensemble». Ils peuvent aussi, fustiger comme elle, l'«ultrapersonnalisation du pouvoir» et la «partialité». Effet, par exemple, Lauriano Azinheirinha (UMP-NC), qui vient du Nouveau Centre, se recommande de Christian Estrosi et pas, essentiellement, de Rudy Salles, dont il est le chef de cabinet, car il n'est pas jugé médiatiquement assez crédible. La partialité et le manque de discernement apparaît aussi dans les urgences citées par ce même candidat: c'est la confusion des compétences la plus absolue entre celles municipales et celles départementales. On aboutit à un morceau de désinformation civique stupéfiant de la part d'un élu. A cela s'ajoute l'usage provocateur de Twitter pour « renseigner » de manière obscure les électeurs de la campagne.
Oui Marielle!, il y a de l'insupportable à Nice, même la droite le clame.
Nos courageux candidats MoDem, Fabien Bénard et Sandrine Julien, qui mettent en relief les abus de cette candidature UMP-NC, méritent donc, bien l'écoute que les habitants du 6ème canton de Nice leur accordent. Les Niçois ont, en effet, bien besoin de démocratie, d'humanisme, d'écologie et de solidarité, des valeurs que la politique « bling-bling » met dramatiquement à mal.
Ci-dessous, la nouvelle affiche avec CAP 21 bien en évidence!

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