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27/07/2017

Le jour du dépassement pour l'année 2017 se produira le 2 août

 

Alors que des discussions existent sur la suite à donner à la Conférence de Paris sur le climat, de décembre 2015, au cours de laquelle la communauté internationale s'est engagée «à réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de juguler le réchauffement climatique», sachant que les émissions de gaz à effet de serre «représentent à elles seules 60% de notre empreinte écologique mondiale», il n'est pas inintéressant de repérer le «jour du dépassement» pour l'année de 2017.

 

Il apparaît que ce sera le mercredi 2 août selon l'estimation faite par l'ONG Global Footprint Network *: il correspond à la date virtuelle de la consommation par l'humanité de «l'ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année». Ce moment qui, «survient de plus en plus tôt chaque année» («en 2016, le 'jour du dépassement' était intervenu le 3 août»), signifie qu'à partir du 2 août, l'humanité vivra «à crédit» jusqu'au 31 décembre 2017.

 

On peut également dire qu'à l'heure actuelle, l'humanité, pour subvenir à ses besoins, exploite «l'équivalent de 1,7 planète» en renouvellement (pour effectuer ce calcul, Global Footprint «prend notamment en compte l'empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, l'élevage, les cultures, la construction et l'utilisation d'eau»).

 

Notons cependant qu'en tenant compte des dernières données scientifiques, «Global Footprint recalcule chaque année la date du 'jour du dépassement' pour les années passées depuis que ce "déficit écologique" a commencé à se creuser au début des années 1970». Ainsi, alors qu'elle avait «annoncé l'année dernière que ce jour surviendrait le 8 août 2016», elle «a depuis corrigé cette date en 3 août 2016»: tout compte fait, il faut, peut être, y voir un indice que le rythme de progression de cette exploitation terrestre sauvage s'est ralenti ces dernières années.

 

 

Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

* Global Footprint Network

 

 

08/08/2016

Le lundi 8 août correspond pour 2016 au jour du dépassement!

Il est de plus en plus urgent de modifier notre façon d'exploiter les ressources de notre Terre. C'est bien ce qui ressort de la date donnée pour cette année 2016 par l'ONG Global Footprint Network, pour le 'jour du dépassement' ('earth overshoot day' en anglais).

 

Le lundi 8 août 2016 correspond à ce jour qui indique que l'humanité a dépensé ce jour-là «la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an». Autrement dit à partir de cette date, l'humanité vit à crédit jusqu'au 31 décembre, d'après les calculs présentés par Global Footprint qui tiennent compte de l'empreinte carbone, des ressources consommées «pour la pêche, l'élevage, les cultures, la construction et l'utilisation d'eau».

Remarquons que, d'après ces calculs, le jour du dépassement «avance inexorablement depuis les années 1970»: en effet, alors qu'en 1970, il est survenu le 23 décembre, sa date était le 3 novembre en 1980, le 13 octobre en 1990, le 4 octobre en 2000, le 3 septembre en 2005, le 28 août en 2010 et le 13 août en 2015. Il en découle qu'aujourd'hui, nous avons besoin «de l'équivalent de 1,6 planète» par an. Le plus important facteur de dépassement sont les émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre, qui «représentent "60% de notre empreinte écologique globale».

 

11/07/2015

De l'énergie pour l'Afrique

Pour occuper sa retraite et sans doute pour entretenir son image, Jean-Louis Borloo veut mobiliser, avec ÉNERGIES POUR L’AFRIQUE, une grande coalition internationale comprenant des parties prenantes en Afrique afin de conférer à ce continent une impulsion économique décisive.


Partant de l'idée que l’Afrique «est en panne, faute d’électricité», Jean-Louis Borloo a commencé à annoncer, le 28 septembre 2014, la création de sa fondation pour l’accès à l’électricité sur le continent africain  dans une interview accordée au Journal du Dimanche.


Les arguments en faveur de cette initiative sont basés sur le fait que l'Afrique, «ce continent frère, dix fois plus grand que l'Europe et bientôt trois fois plus peuplé, est à la croisée des chemins»: plus précisément, ce continent doté de grandes richesses, est en panne faute d'électricité, puisque «70 % des Africains n'ont ni lumière, ni électricité, ni énergie».

L'idée centrale est qu'un grand développement de l'Afrique pourrait fournir «un relais de croissance pour la France et pour l'Europe». Il faut ici rappeler que l'argument que «le destin de l'Europe et de l'Afrique sont liés» était aussi à la base du projet Désertec dont le but était d'utiliser, essentiellement, le fort rayonnement du soleil dans le Sahara pour alimenter en électricité l'Europe et les pays producteurs (qui comportaient aussi des pays du Moyen-Orient).

De son côté, la France avait travaillé «à la constitution d'un consortium d'entreprises (fournisseurs d'électricité, des gestionnaires de réseau électrique et des fabricants de matériel haute tension) pour le projet baptisé 'Transgreen'», dont l'objectif était de fournir un 'schéma directeur pour les investisseurs' en prévision «d'une augmentation de la production d'électricité renouvelable, en particulier solaire, sur le pourtour méditerranéen».

Il s'agissait alors d'acheminer carrément l'électricité solaire produite en Afrique vers l'Europe! Et, à ce moment-là, on pouvait s'attendre, à terme, à une concertation de caractère politique dans l'Union pour la Méditerranée qui rende possible un partenariat officiel entre Desertec et Transgreen.


Si, aujourd'hui, on n'en est pas vraiment là, Jean-Louis Borloo a, en quelque sorte pris la relève de l'esprit créatif européen en lançant le 3 mars 2015, dans une conférence de presse en présence de François Hollande et des présidents du Sénat et de l'Assemblée Nationale, sa fondation pour l’électrification du continent africain, qui «prône la création d’une agence dotée de 4 milliards de dollars de subventions par an».


Il reste à savoir, maintenant, ce que les différents groupes de pression en embuscade vont faire de ce sympathique 'plan Marshall' en gestation.

 

09/05/2013

Dailymotion: l'affaire est une leçon pour l'emploi!

 

Il me faut l'avouer: un récent communiqué du MoDem 06 m'a mis mal à l'aise. Si les auteurs n'ont fait que reprendre ce que les opposants au gouvernement et François Bayrou déclarent, certaines de ces paroles ont semblé sonner faux à mes oreilles: elles donnent l'impression qu'il n'y a pas eu de changement et semblent pointer, comme des erreurs, des décisions qui sont des réussites.

Tout d'abord, il faut souligner (le texte le signale), que ce sont essentiellement des éléments de langage de François Bayrou, qui ont été repris dans le communiqué en question. Ce qui me choque, c'est que le développement est particulièrement critique et injuste contre le gouvernement, sans chercher à faire apparaître un seul point positif: est-ce comme cela qu'on peut se prévaloir d'être le mouvement qui dit la vérité?

Mais le plus gênant, c'est, peut-être, qu'en contrepoids au bilan décrit, le MoDem est présenté comme une entité velléitaire et incantatoire, appelant à la «créativité du peuple», à l'image de la démarche de Jean Lassalle, sans rien proposer de nouveau par rapport à l’élection présidentielle. C'est encore là une négation totale de l'activité du gouvernement et un refus de dialogue créatif avec celui-ci. C'est incohérent car le réel évolue.

Nous l'avons dit, les rédacteurs du communiqué ont interprété des propos récents de François Bayrou. Prenons l'exemple de l'affaire Dailymotion: plutôt que d'en parler superficiellement et à mots couverts, il serait réellement productif d'approfondir le sujet. Hélas, je le regrette, ce n'est pas ce que fait le président du MoDem, désorientant par là même son auditoire. Il en parle d'ailleurs au passé («Sur le fond, la question pouvait donc se défendre, mais elle n'a pas été défendue comme il le fallait»), alors que le problème est tout à fait actuel et que la recherche de solutions se poursuit activement, je l'espère.

En réalité, dans son intervention, François Bayrou apparaît plus mal informé sur le sujet qu'il ne l'affirme en signalant être le seul candidat à avoir rencontré les dirigeants de cette entreprise pendant la présidentielle. En effet, il fait erreur quand il estime que la France est présentée comme envoyant «des messages qui sont des messages contre les projets industriels», car, précisément ce n'était pas, en l’occurrence un projet industriel français: c'était tout bonnement ce qu'on pourrait appeler un non-projet industriel qui consistait à «jeter le bébé avec l'eau bain». C'est, de plus, un symptôme de la déficience d'Orange, dont l’État est actionnaire (car Dailymotion appartient à Orange et plus du tout à Dailymotion).

L'important dans l'affaire, puisqu'elle était un non-projet industriel, c'est de comprendre ce qu'il faut faire pour que cela devienne un projet industriel. Non seulement cela peut servir à Orange et Dailymotion mais aussi aux autres futures « Dailymotion » françaises. Le problème (le diagnostic est unanime), c'est l'insuffisance de capacité évolutive de la société sur le marché international. C'est, donc, le développement d'Orange au niveau mondial qui est posé. Pour concurrencer Youtube, il faut avoir un coup d'avance. Ce n'est pas avec Yahoo qu'Orange l'aura. Il faut, comme Google, Apple etc., avoir un recherche interne forte. Qui dit recherche, dit emploi!

La solution est dans le problème. Il y a du chômage en France, mais Orange n'embauche pas pour se développer à long terme. Il faut qu'Orange s'ouvre à des projets internes ambitieux en embauchant les personnes de pointes susceptibles de lui faire déposer des brevets et gagner des marchés. Alors que la «pépite» Dailymotion a un potentiel évident, le réflexe ce doit donc être d'embaucher des chercheurs pour cette société ainsi que des gens de marketing, au besoin de nationalité étrangère (comme le font les américains!), pour que l'entreprise puisse bien s'installer en Amérique du sud, Chine, en Inde etc. Pour l'argent, le gouvernement a mis sur pied des structures financières adaptées. Cela aussi, il ne faut pas l'oublier...

En résumé, dans ce contexte, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a fait son travail pour ne pas "voir ce joyau de la high-tech française passer en mains étrangères". Il a agi avec doigté, puisque, en réalité, c'est le Wall Street Journal (WSJ), qui a voulu en faire un problème en révélant l'information, ensuite "confirmée par l'intéressé lui-même".

Par conséquent, si réellement on veut sauver l'emploi en France, il faut développer nos «start up» en embauchant sur des projets industriels. Encore faut-il que les PDG des Orange français aient le dynamisme que leurs actionnaires souhaitent.

11:33 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0)